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dimanche 28 février 2010

Meurtre au centre culturel

photo Béret vert

Billet final

 La quinzaine de la Châtaigne vient à peine de s'achever que l'adjudant-chef Bernard Tapeau n'en croit pas ses yeux: le corps inanimé de Clovis Bruel, un des seize emploi-jeunes engagés par la Mairie de Concon pour faire face à l'arrivée des festivaliers, gît, baigné d'une odeur rance dans cet ancien abattoir reconverti en Centre Culturel de la Communauté de Communes de la vallée de Concon, le C.C.C.C.V.C. ou plus familièrement le VC pour les riverains.


 Bernard Tapeau, muté à Concon suite à une ténébreuse affaire de proxénétisme sur l'île de Ré, soupçonne alors le meilleur ami de Clovis, Riton, un traveller de retour de Colombie que Clovis au grand coeur hébergeait avec ses dogues dans une salle sans affectation mais chauffée du Centre Culturel de la Com'Com', quand son attention est attirée par l'attitude pour le moins étrange du directeur de l'Association Culturelle, le charismatique Gérard Dudéclin, dont il apprendra par la suite qu'il est l'amant de Fanny, sa fille aînée. Malheureusement l'enquête piétine et l'adjudant-chef Bernard Tapeau déprime, passant le plus clair de son temps au bistrot à jouer à la belotte. C'est ici que la lieutenante Géraldine Cottadomo, en repos compensateur à Concon où sa concubine Lilianne, prof à Gagny, passe la plupart de ses congés maladies et y fait valoir son droit de retrait, décide de mener sa propre enquête. Fanny, en témoignant des menaces de mort lancées à l'encontre de Clovis Bruel pendant les festivités, « je vais te le faire bouffer ton tambourin si t'arrêtes pas, tu vas voir ! » par le propriétaire du camping Claude Sarkovic, un carreleur-éleveur de chèvres, alors que Clovis jouait pacifiquement du tambourin devant l'entrée du camping pour saluer le lever du soleil, mettra la lieutenante Géraldine Cottadomo sur la piste de l'assassin. Elle découvre alors que Sarkovic, ancien légionnaire et partenaire de belotte de Bernard Tapeau, harcelait Clovis pour qu'il lui cède le bout de terrain que celui-ci avait hérité de sa tante, justifiant l'installation récente de Clovis à Concon après huit années de socio à Nanterre : Clovis décédé, Sarkovic pouvait faire main basse sur le terrain au bord de la rivière et obtenir ainsi une quatrième étoile pour son établissement de loisirs. Le mobile était clair.
L'arme du crime ? En vendant à Riton, le copain de Clovis, des crottes de biques pour des boulettes de shit, il était inéluctable que le space-cake soit fatal à Clovis !



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Notes pour accompagner le space-cake :
« Chain reaction » du groupe CAN, un clip de quatre minutes sur les onze de ce titre figurant sur l'album Soon Over Babaluma paru en 1974, la même année que le phénomène Autobahn de Kraftwerk. Initiateurs de la World-Music dix ans avant tout le monde, Holger Czukay (basse), Irmin Schmidt (claviers), Michael Karoli (guitare) et Jaki Liebezeit (batterie) sont également les inventeurs de la techno et les prophètes du Big beat... joués d'ailleurs avec une batterie minuscule, styles qui deviendront populaires durant les années quatre-vingt dix. Tout amateur de musique pop se doit de posséder un album de ce groupe de rock expérimental né en 1968 à Cologne, Allemagne, et qui influença l'ambient, la new-wave et la musique électronique.


Albums recommandés:
Future Days (1973)
Soon Over Babaluma (1974)
CAN landed (1975)


 


CHAIN REACTION


Article Modifié le mercredi 25 avril 2012 à 10:56


Posté dimanche 28 février 2010 à 10:14 7 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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mercredi 24 février 2010

Village people

photo Béret vert

Billet 259 Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs...

 Plus de cinquante pour cent de mariages consanguins au Pakistan, plus de quarante pour cent en Mauritanie, un chiffre inconnu pour le Mali voisin mais entre vingt et trente pour cent en Egypte chez les descendants de Toutankhamon dont on vient de révéler qu'il est le fruit d'un inceste, une coutume des pharaons qui ne faisaient jamais rien à moitié, les mariages endogamiques sont encore monnaie courante en Afrique et au Moyen-Orient.
 Le port du voile intégral fait aussi partie de ces cultures archaïques reposant sur la domination et la volonté de conserver richesse et pouvoir au sein du clan. Un mariage hors les murs est plus coûteux, en argent, et aussi plus risqué quand il s'agit d'aller arracher les femmes d'autres tribus des bras de leurs époux, une pratique traditionnelle qui perdurera jusqu'aux années soixante chez des Amérindiens [1]. Cependant le mariage entre cousins n'est pas réservé aux seuls musulmans. En France, il concernerait moins de un pour cent des unions, mais il se pourrait que le chiffre progresse. J'estime cependant que ce taux est assez bas dans l'espace rural avec le brassage des populations induit par la modernité et l'interdit culturel et religieux ancré dans les moeurs. Enfin on ne peut pas non plus dire que cela n'existe pas, à l'école communale la rumeur désignait un de mes camarades, un bien grand mot pour cet enfant qui vociférait dés qu'on l'approchait, dont les parents avaient fauté. Je me souviens comme si c'était hier du compas que ce garçon avait planté dans le tableau noir tandis que l'instituteur, un brave homme, avait le dos tourné. Nous nous étions alors demandé si l'instit n'était pas la cible, celui-ci ayant quelques minutes plus tôt rabroué l'écolier un peu colérique. [2] Je n'en dirais pas plus sur le fou du village, car d'autres rencontres m'on marqué plus profondément par la suite:
 Il y a... un bail mes pas me conduisaient en Inde himalayenne, sur des sentiers de montagne pas encore devenus des treks. Paysages sublimes, vertigineux, peuplés de démons et de déesses, au moins dans les esprits, ainsi que d'un tas de bestioles bizarres croisées furtivement, corbeaux géants, quadrupèdes divers à poils longs ou serpents gros comme le bras. Du bourg en cul de sac qui me servait de camp de base des brumes s'échappant de sources chaudes rendaient le lieu encore plus fascinant. Dés lors une seule journée de marche était nécessaire pour rejoindre, en direction des glaciers, le hameau hors du temps qui était ma destination. Sans être totalement isolé du reste du monde, il arrivait que le médecin s'y rende, ce nid d'aigle avait une réputation dans le petit univers des voyageurs rencontrés dans la vallée de Y...[3].
 Je fus averti que là où j'allais les montagnards ne voyaient pas les étrangers d'un bon œil et que je devais rejoindre directement la maison d'un intouchable vivant parmi eux. Je devais éviter le moindre contact avec ces paysans - de religion hindoue - intrangiseants avec le système des castes : aussi ne se reproduisaient-ils qu'entre eux, n'acceptant pas l'étranger, considéré comme impur et ne pouvant de ce fait que colporter des ennuis. Par ailleurs la rudesse du climat isolait le village six mois par an. Ainsi prévenu, c'est armé d'un solide bâton que j'entrepris ma randonnée et arrivais le soir à proximité du village. Pour éviter de le traverser je longeais les premières maisons d'un pas rapide, malgré la fatigue causée par les douze d'heures d'ascension, sous les regards hostiles d'un groupe d'hommes aux yeux de feu, pour rejoindre enfin une ferme un peu à l'écart abritant l'unique famille de « sans castes » qui m'accueilli ce soir-là comme un petit frère. Ouf ! Désormais à l'abri, l'agitation que j'avais perçue à mon arrivée s'était elle aussi assoupie avec le coucher du soleil, j'allais pouvoir fermer l'oeil. Avant, mon hôte, enclin à demeurer à l'écart du village la plupart du temps, m'expliqua qu'il était le seul interlocuteur possible des villageois, avec un médecin qui faisait une excursion jusqu'ici de temps en temps. Le matin même durant les premiers kilomètres j'avais croisé deux personnes en train de descendre un corps sur le dos d'un mulet dans le but probable de l'immoler au temple, avais-je supposé, spectacle qui m'avait plongé dans l'ambiance. Je vous avoue que le soir de mon arrivée je n'en menais pas bien large et me contentais par la suite d'observer - de loin - ces villageois tout en restant discret. Sur ce, je soufflais la bougie. Allongé sur la natte, je ne voyais rien des étoiles qui scintillaient et m'endormis dans les crépitements du feu.
 Aujourd'hui j'ai toujours un pincement au cœur quand je pense au sourire radieux de l'intouchable, la nouvelle de son décès m'étant parvenue l'année suivante.


[1] « Yanoama », d'Ettore Biocca est le récit, publié en italien en 1965, d'une femme brésilienne enlevée par les Indiens. Helena Valero, enlevée à onze ans par des guerriers du Brésil vécu vingt-deux ans parmi différentes tribus indiennes dans l'immense forêt équatoriale encore inexplorée. L'ouvrage fit grand scandale à l'époque. Universitaires et journalistes reprochèrent à l'auteur de ternir l'image des autochtones et on prétendit que son récit était falsifié : je vous recommande vivement la lecture de ce document ethnologique unique de la vie quotidienne d'une tribu indienne guerrière, ses peurs et ses folies, au sein de laquelle, avant Helena Valero, aucun Blanc n'avait pu pénétrer.
[2] Figaro Magazine : Un directeur d'école primaire roué de coups à Nanterre.
22/02/2010. Vendredi en fin d'après-midi, le directeur de l'école primaire Jacques Decour, située à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été menacé de mort puis roué de coup par un élève de 12 ans. Surpris par le chef d'établissement alors qu'il n'avait aucune raison d'être présent à l'école - il était 17h 20 - le gamin, qui vit dans un foyer à la suite d'un placement judiciaire, a immédiatement insulté puis menacé de mort le directeur. Il l'a ensuite frappé à coups de pieds et à coups de poings. L'enfant a été remis à sa mère après son audition, sur instruction du magistrat des mineurs. Le directeur de l'école a déposé plainte.
[3] Pour vivre heureux, vivons cachés. Le prochain billet de ce blog sera sûrement le dernier.



DELIVRANCE


Article Modifié le jeudi 25 février 2010 à 08:07


Posté mercredi 24 février 2010 à 21:27 5 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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lundi 22 février 2010

Halde li, Halde lo, Halde là !

photo Béret vert

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Billet 258 La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations s'engage

2008 : « Elodie et Karine élèvent ensemble leurs deux enfants. A la naissance du deuxième, elles ont demandé un congé de paternité : réponse de la Sécurité sociale négative.
Pour faire valoir leurs droits, elles ont saisi la Halde (Haute autorité de la Lutte contre les discriminations). Depuis, le président de l'Autorité, Louis Schweitzer, a écrit au Premier Ministre.
»
- Femme actuelle -

2009 : La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (Halde) remet son rapport annuel : pour l'année 2008, l'étude fait apparaître une augmentation de 25% des réclamations pour discrimination reçues à la HALDE, dont la moitié concernent l'emploi. Malgré cela le gouvernement est partagé sur l'idée d'autoriser les contrôles inopinés, une demande récurrente de la Halde que Nicolas Sarkozy, qui vient de mettre en œuvre le C.V anonyme, refuse pour le moment.


2010 ?
- La première cause de discrimination est l'origine ethnique (29%). De quelle ethnie est votre employé ?
- Mon salarié est du village et je connais bien sa famille. Attendez... je me souviens, il a une arrière-grand-mère italienne.
- Dommage qu'elle ne soit pas marocaine, ça vous aurait déjà fait un demi point, on ne tient compte que des extra européens... tenez voici la liste. La deuxième cause concerne le handicap et la santé (21%). Sélectionnez-vous vos employés comme sur un marché aux bestiaux ?
- C'est que je croyais bien faire en embauchant un solide gaillard, excusez-moi !
- Mouais... Puis vient la discrimination de l'âge (7%). Quel âge a-t-il ?
- Et bien il a l'âge de travailler...heu ne le prenez pas mal, je voulais simplement dire qu'il a tout juste dix-huit ans.
- Jugez-vous les seniors inaptes ? Regardez-moi... en pleine forme à trois mois de la retraite, je ne fais pas mes cinquante-quatre ans, n'est-ce pas ? Les activités syndicales ça conserve ! Et des activités syndicales (5%), il en a votre employé ?
- Non, je crois qu'il se plaît bien ici.
- Mmm mmm, c'est toujours ce qu'on dit... et le sexe (4%), Hé Hé, ça a été un de vos critères à l'embauche ?
- Oh non, vous pensez bien que nous n'avons pas de relations sexuelles. Mes relations avec les stagiaires sont plutôt empreintes de paternalisme, je le reconnais, et principalement d'ordre professionnel, même si une franche camaraderie peut se nouer entre lui - ou elle, bien entendu - et moi.
- Donc, vous voulez aussi nous faire croire que ni la situation de famille (3%), ni l'orientation sexuelle (3%) ni la grossesse (2%) ne sont vos critères d'embauches pour un poste ne nécessitant pas de qualification, mais alors, comment choisissez-vous ?
- Et bien c'est simple quand il n'y a qu'un candidat...



Article Modifié le dimanche 07 mars 2010 à 15:13


Posté lundi 22 février 2010 à 21:14 4 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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samedi 20 février 2010

Bérets verts et bérets rouges

photo Béret vert

Billet 257


En faisant le ménage dans le bureau afin de trouver une photo de mes bérets pour faire plaisir à Cultilandes, je suis tombé sur un article de l'Union syndicale agricole qui lui plaira autant, je crois : L'article de l'hebdomadaire en dit long et même plus sur l'uniformisation et l'infantilisation sous-jacente aux projets socialistes d'encadrement des porteurs de bérets.


 

 Lorsqu'en 1998, Jean Glavany, ministre de l'agriculture du gouvernement socialiste, a décidé du lancement des Contrats Territoriaux d'Exploitation, sa proposition reçu un accueil dithyrambique des syndicats agricoles, à l'exception de la Coordination rurale.
 Une dizaine d'années plus tard, si le discours idéologique s'est adapté et paraît beaucoup moins emprunt de naïveté, il n'en demeure pas moins qu'avec la PAC actuelle nous entrons dans un système où nous sommes encore plus surveillés, avec des moyens informatiques permettant en quelques secondes de contrôler le moindre arpent de terre, et de radiographier l'exploitation et l'exploitant qui va avec.
 Tout le côté artisanal du contrôle à la mode durant les années 90 nous apparaît dés lors plutôt comique au regard de ce qui se fait actuellement, beaucoup plus flippant. Toutefois il n'est pas inutile de se retourner sur les prémisses de cet encadrement à vocation totalitaire, afin d'en mieux dévoiler les intentions socialos-corporatistes.

Chapeau de l'article :
Contrat Territorial d'Exploitation : synthèse des premières réflexions en Seine-maritime, les propositions de la CDOA 76.


Avertissement du rédacteur en chef de l'Union syndicale :
« Les représentants des organisations professionnelles ont présenté leurs propositions au sein d'un groupe de travail de la Commission Départementale d'orientation Agricole animé par la DDAF. »


 Viennent ensuite le détail des propositions transmises au Préfet, à ce dernier de les adresser au ministère de l'agriculture : c'est ce travail de consultation des représentants du monde agricole qui servira de base à Jean Glavany pour mettre en œuvre les CTE de triste mémoire. Rappelons qu'à l'époque l'Europe avait refusée de suivre l'exemple français, jugé trop bureaucratique.


 Vous trouverez sur le PDF, en cliquant en bas, l'essentiel de la note adressée au ministère de l'agriculture, fin 1998. Le projet stipulait, sans rire, d'attribuer des notes comme à des collégiens aux exploitants agricoles, en échange de la manne des CTE. Extraits choisis :


« Plusieurs notes seraient attribuées en fonction de l'appréciation du comportement de l'exploitation »
(ils veulent dire de l'exploitant)


« Adhésion à la coopérative : 20 points »


« Engagement si pas de successeur d'inscrire son exploitation au Registre Départemental d'Exploitation (R.D.I) : 20 points »


« Les notations feraient l'objet de proposition de comités constitués au niveau des pays »


« Fleurissement », « sens du labour », le sourire de la fermière aussi, « l'accueil » du contrôleur est noté de fait !


« Aide à la réalisation d'audit »


« Aides pour le logement des jeunes agriculteurs sans maison d'habitation »


« Valorisation de l'emploi : une note inférieure à 40 traduit un système d'exploitation dont l'intérêt en matière d'emploi n'est pas affirmé »


Les soviets, quoi.


Synthèse CDOA 76


Article Modifié le lundi 22 février 2010 à 13:34


Posté samedi 20 février 2010 à 16:15 3 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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vendredi 19 février 2010

Tout le monde il est bio, tout le monde il est gentil !

photo Béret vert

Billet 256 Merci patron...

 Lorsque je remplis la feuille de paie de mon salarié occasionnel et qu'à la trentième deuxième ligne de multiplications j'arrive enfin à l'addition, c'est pour constater que l'écart entre ce que je gagne en tant qu'exploitant agricole et sa rémunération s'est réduit à peau de chagrin. Non pas que j'estime mon chauffeur trop payé, mais j'arrive à penser qu'avec les soucis en moins, et rapporté à l'heure de travail ce salarié gagne presque autant que moi durant les moissons. En effet, en 2009 le revenu net par actif non salarié des exploitations professionnelles est tombé à 14,600 euros par an, d'après de récentes estimations du ministère de l'agriculture. Evidemment ces chiffres doivent être remis en perspective, l'année fut atypique, mais en attendant et si j'ajoute le montant des cotisations patronales plus les heures sup' à partir de la trente - sixième alors qu'il arrive que nous travaillions vingt-quatre heures d'affilées, au mépris des conventions sociales qui imposent dans ce cas de figure les trois fois huit, les congés payés, le tout additionné d'un jour férié par mois d'été, et sachant que lors d'étés pourris un salarié non qualifié se tourne les pouces sur une ferme à attendre que le soleil fasse craquer les grains, j'ai un tout petit peu le sentiment que quelque chose ne tourne pas très rond actuellement. Peut-être devrais-je ne m'en prendre qu'à moi-même, cependant, à chaque fois que je dois cracher la prime de précarité à un stagiaire d'été qui va retrouver, quelquefois avant que la moisson ne soit terminée, les bancs de la cantine scolaire et un stage en alternance et non rémunéré au sein d'un élevage laitier, à ce moment je trouve qu'on est bien pointilleux à mon égard et nettement moins regardant envers certains.

 Certains, parmi lesquels le groupe français Louis Dreyfus Commodities (LDC), propriétaire de nombreuses exploitations de canne à sucre et d'éthanol au Brésil qui doit à présent répondre des conditions de travail précaires de sa main-d'œuvre devant un tribunal. Du côté de Rio les standards sociaux sont si faibles qu'il faut le vouloir un tout petit peu pour ne pas respecter le minimum légal. Aussi en novembre 2009 la police brésilienne a-t-elle ordonné la fermeture de six des dix exploitations inspectées et d'une usine de sucre et d'éthanol que la multinationale possède dans l'état du Minas Gerais, rapportait Le Monde.fr en date du 29 novembre 2009. Toujours selon le quotidien du soir, LDC qui administrait 340,000 hectares de terre et employait près de 20,000 personnes dans tout le Brésil, sera poursuivie pour sous-traitance illégale de main-d'œuvre et non-respect du droit du travail. « Ils n'avaient ni eau potable, ni toilettes, ni lieux de restauration, ni équipements de protection adéquats, selon la police fédérale. Les ouvriers, qui travaillaient majoritairement dans la récolte, n'avaient pas droit non plus à des pauses et leurs heures supplémentaires n'étaient pas prises en compte. » C'est donc en lisant le Monde que j'ai appris que la législation du travail au Brésil imposait des toilettes au beau milieu des champs. Plus sérieusement, comme je le disais ce n'est pas chez moi qu'un sort aussi funeste s'acharnerait sur des travailleurs, déjà qu'il y en a peu et officiellement aucun qui n'ait besogné dans des conditions « proches de l'esclavage », pour reprendre l'expression de l'inspecteur du travail lors de l'opération spéciale de la police fédérale de Belo Horizonte.


 Et bien figurez-vous que l'autre jour un gueux sonne à ma porte : trempé, gelé, il me demande si je n'aurais pas un bout de ficelle à nouer autour de son ciré où quelques boutons manquaient à l'appel. Il était venu pour la journée lui et ses collègues du CAT, le Centre de réhabilitation par le Travail, gauler des pommes dans le verger d'un producteur bio qui avait trouvé une main d'œuvre nombreuse et corvéable à défaut d'être efficace. C'est pour économiser quelques sous qu'il avait attendu que l'hiver s'installe pour disposer à son tour de cette main d'œuvre très recherchée pour les travaux d'entretien paysagers et les nombreuses corvées de débroussaillages que les collectivités locales se sont mises, inconsidérément, sur le dos. « Le paysage appartient à celui qui le regarde » avait bramée Ségolène Royal en campagne. Ok, mais tu prends le râteau, Ségo.


 Plus tard j'interroge notre agrobiologiste : As-tu prévu un repas de midi pour tes ouvriers ? Ben... non, qu'il me fait, ils ont l'habitude de manger un sandwich dans la camionnette. J'acquiesce mais lui fait remarquer la température actuelle : ne crois-tu pas qu'avec une main d'œuvre gratuite, tu ne pourrais pas leur offrir un petit resto pas cher, il y en a un juste à côté, afin que tes gars puissent se réchauffer un peu ? - Tu n'y penses pas, je ne gagne pas d'argent avec mon affaire, c'est difficile de se faire une place, qu'il me fait avec ses grands yeux. Certes... que pouvais-je dire de plus, il paraissait tellement sincère, presque naïf. Pensez donc, un type de trente-cinq ans, un peu poète, qui s'ennuyait dans un bureau de l'administration en rêvassant à ses vacances de gamin chez un tonton éleveur de vaches, l'odeur d'une simple bouse évoque en lui la chaleur de l'étable et le bruit de la pompe de la trayeuse de son enfance, m'avait-il confié un jour, forcément qu'il se trouve un peu désorienté lors de l'atterrissage dans le monde du travail. Ce qui ne l'empêche nullement d'avoir une production artisanale de qualité, mais invendable à un prix rémunérateur actuellement. S'il n'est pas très regardant sur les conditions de travail, il n'est pas insensible pour autant : ainsi a-t-il épousé une femme riche et cultivée, qualités nécessaires à la bonne marche de l'entreprise de ce campagnard un peu poète mais plein d'avenir car nous l'avons appris : tout le monde il est bio, tout le monde il est gentil !



Article Modifié le vendredi 19 février 2010 à 23:19


Posté vendredi 19 février 2010 à 22:26 4 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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mardi 16 février 2010

Terre-Mère

photo Béret vert

Billet 255 José Bové : « Il n'y a pas de justice climatique sans justice sociale. »

 ...et vice-versa. Après l'ascenseur social voici le climatiseur justicier. Venue du ciel la sentence sera un casse-tête à appliquer : Pourquoi pas un droit au soleil, après l'eau ? Ou la juste revendication de disposer d'un peu d'ombre ? Liberté, justice sont pourtant de beaux mots. Conjugués au pluriel, découpés en morceaux et enfin mis à toutes les sauces ils se vident de leur sens.

 Tu ne pollueras point. Tu ne rejetteras pas de Co2. Le niveau de la mer tu n'élèveras ni n'abaisseras sont les commandements de la nouvelle religion. De Bruxelles, l'évêque Godefroi de Bové pourra lancer sa croisade écologique : « La colère de la déesse Gaïa contre les atteintes à sa nature sacrée ira croissant, avec des conséquences imprévisibles. Il est de notre responsabilité envers Terre-Mère de ne pas laisser des peuples la dégrader et user des ressources naturelles dans le seul but de soutenir leur croissance démographique. Le dernier tremblement de Terre-Mère n'est que la manifestation de sa colère contre les Hommes. Je ne suis pas en train de réclamer l'invasion d'Haïti et la déportation de sa population vers, hum, la Sibérie où Terre-Mère aura bien soin d'eux et pourra leur présenter sa fille, Sélection Naturelle... »


Photo Haïti 2006



Article Modifié le mercredi 17 février 2010 à 08:02


Posté mardi 16 février 2010 à 21:18 5 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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dimanche 14 février 2010

Les signes de qualité en agriculture

photo Béret vert

Billet 254 Il a une drôle de tête, ce gars-là

 « Des fois je me demande si t'es bien paysan ??? » Sur le web, ils s'en trouvent régulièrement pour mettre en doute ma qualité de « paysan ». Cela ne me rend pas parano, je le suis déjà.
 A ceux qui s'interrogent encore à mon deux cent cinquantième billet, en plein débat sur l'identité je me dois de publier la photo de mon passeporc. Et oui... je ne suis qu'un pov' paysan. Demain je vous montrerai mon béret... cochon qui s'en dédit !
 Franchement si j'écris, c'est pour (m')amuser et rendre service avec mes bons conseils. Alors un dernier pour la route : Seuls les paranoïaques survivront.


ONLY PARANOIDS SURVIVE


Article Modifié le dimanche 14 février 2010 à 16:33


Posté dimanche 14 février 2010 à 16:01 4 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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jeudi 11 février 2010

La fin des agriculteurs

photo Béret vert

Billet 253

 Bientôt un fonctionnaire d'Etat par ferme, autant qu'ils nous remplacent. Des effectifs de fonctionnaires territoriaux en progression continue. Des salariés des Chambres d'agriculture qui seraient 8000, souvent plus embêtants que l'administration. Des organismes para agricoles ou associatifs dont les offres d'emploi se multiplient dans la presse syndicalo-agricole: animateur environnement/développement durable pour une association, conseiller de gestion agricole « pour appuyer les agriculteurs dans leur déclaration PAC », les postes de responsables de production se font plus rares : depuis trente ans l'emploi reste stable dans l'industrie alimentaire. Dans le secteur agricole, les 150,000 salariés des coopératives seront un jour plus nombreux que les exploitants si la tendance se poursuivait. Dans les fermes, la part de la main-d'œuvre salariée poursuit elle aussi sa décrue : Où il y avait cinq travailleurs en 1950, le chef d'exploitation, son épouse, un charretier, un vacher, une servante, il n'en faut plus qu'un pour une exploitation spécialisée dont la surface a été multipliée par cinq. Tu seras fonctionnaire, mon fils !

Document du ministère sur les structures agricoles

Posté jeudi 11 février 2010 à 14:48 2 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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dimanche 07 février 2010

Conseil de guerre

photo Béret vert

Billet 252


Ne faut-il que délibérer,
La cour en conseillers foisonne;
Est-il besoin d'exécuter,
L'on ne rencontre plus personne.

Comédie en un acte.

Scène 1


 Gugus est un paysan qui a pour manie de labourer jusqu'au macadam. C'est de famille. Evidemment les chemins offrent une moindre résistance aux fers du cultivateur mais n'en déplaise à Gugus, dépasser les bornes n'est pas toujours sans conséquences, et Béret avait finalement cru bon le lui faire remarquer, bien gentiment, qu'après avoir arasé le talus son chisel avait tendance à venir régulièrement gratter cette voie stratégique, puisqu'il s'agit à la fois du chemin le plus emprunté par les promeneurs et d'une piste sur laquelle deux voitures pouvaient se croiser en se rangeant un peu. Dorénavant il est limite pour un tracteur aux standards actuels et correctement chaussé.
 Ceci ne s'est pas réalisé en un jour mais à ce rythme dans dix ans il n'y aura plus de chemin. Décimètres par décimètres, à force de grignotage - Gugus avait aussi arraché une de ses bornes en cultivant - le chemin s'était vu amputé d'une bonne moitié de sa largeur au fil des ans, et je savais que ce n'était pas le premier chemin à en faire les frais. De plus, les passages d'épandeur à fumier l'hiver, alors qu'il dispose d'un autre accès plus haut faisaient que le chemin se recouvrait progressivement de limon depuis que Gugus avait fait un sort au maigre talus, ajouté à cela le tas de fumier dégoulinant à cinquante mètres pile de la station de pompage du réseau public d'adduction d'eau, la voie, pourtant refaite avec un très grand soin, scrapers et tout le toutim, en même temps qu'un arpentage quinze ans auparavant, sous l'égide du « propriétaire » d'alors, l'association foncière crée pour maîtriser les travaux connexes à la création d'une autoroute dans ce secteur, en était sérieusement dégradée.
 Béret n'avait pas trop rien dit non plus quand il avait vu cette borne arrachée, après tout celle-ci délimitait le fond voisin du chemin, le champ de Béret et les bornes qui vont avec et sont situées de l'autre côté n'ayant bougés d'un pouce.
 Toute chose ayant sa fin, alors qu'il arrivait travailler dans son champ Béret surprit une fois de plus Gugus occupé à bien nettoyer ses bordures à grand coups de râteau, sapant comme à son habitude les berges du chemin à chaque tour de canadien. Cette fois ce fut trop et Béret signifia vertement au malotru, après les politesses d'usage, qu'il serait bien de restituer les deux mètres déjà disparus en largeur, un seul mètre ne serait déjà pas si mal, en même temps qu'il désigna une borne arrachée quelques années auparavant, posée négligemment dans l'herbe au pied du tas de marne à Gugus.
 Cela n'eut pas l'heur de plaire à ce dernier qui, n'ayant jamais reçu d'ordre ni de conseil de sa vie, ne comprenait pas que l'on puisse avoir un avis différent du sien surtout si l'on était de la même corporation : Les chemins c'est pour les promeneurs clama-t-il comme à son habitude, et moins il y a de promeneurs, mieux on se porte. Si je ne pouvais qu'approuver la deuxième partie, je lui rappelais tout de même que les autres usagers risquaient de ne pas être de son avis, d'une, deux que l'état actuel de la voie, réduite à deux mètres cinquante à peine et cabossée, s'était bien dégradée en dépit des petites remarques, je devrais dire des allusions que je lui avais adressées lors de nos bavardages sur un ton plus amical. Quel regret de ne pas avoir pris de photographie de la piste lors de sa réfection... Devrais-je faire intervenir la municipalité, actuelle propriétaire du chemin où j'étais sûr de trouver une alliée en la personne du maire, très attachée à sa coulée verte bien qu'elle n'y mettait jamais les pieds ? Sans surprise le dialogue s'avéra inexistant et nous conduisit directement à la scène finale et champêtre, avec le maire qui nous convoqua, ainsi que son adjointe, le président de l'ex-association foncière, plus deux autres riverains ayant eu vent de l'affaire et qui ont tenu à venir présenter des doléances aux miennes identiques, donc mes alliés de circonstance, enfin les derniers arrivés sur les lieux en gueulant, Gugus et son père, convoqués eux aussi par un courrier du maire. On allait voir ce qu'on allait voir...


Scène 2


 Et ce qui devait arriver arriva. Avez-vous lu « Guerre des Gaules » de Jules César [2], ou déjà assisté à une réunion entre pros et anti-éoliennes ? Car nous n'étions point venus pour écouter, dispersés par paires aux quatre coins nous ne risquions pas plus de nous entendre, aussi il me sera difficile de vous faire un résumé. En est sorti tout de même une conclusion par la bouche de l'autorité municipale : Béret avait entièrement raison et Gugus fut prié de restituer la borne et le talus, ce qu'il admit d'un hochement de tête. Seulement il est apparu que nous ne voulions pas formaliser cet accord sur un bout de papier (on est un peu fainéant et pas très organisé) ni régler des frais de bornage puisque aucun d'entre nous ne l'a revendiqué, il aurait donc fallu à minima que l'engagement pris par Gugus fût clair et sans ambiguïté, si possible d'une voix intelligible, entendu par les gens qui ont bien voulu effectuer le déplacement, mais dans ce brouhaha...
 Enfin je n'insistais pas plus, déjà satisfait d'avoir pu ridiculiser au passage le président de l'association foncière dont la proposition après avoir fait un constat identique à celui du maire, avait été de tracer une ligne imaginaire au milieu du chemin - il avait oublier son plan - comme nouvelle base et de reprendre à partir de là une largeur égale de chaque côté... et ceci pour le bien commun, revenant à amputer mon champ et détruire des bornes jusque-là préservées ! Ahurissant !


Epilogue


 Qu'en reste-il deux années plus tard ? La décision n'a pas été appliquée et cela va bien comme ça, le maire a quitté son village et les autres protagonistes ont apparemment perdu la mémoire. En ce qui me concerne je n'en rêve pas la nuit, mais j'ai tout de même reçu il y a quelques jours un coup de fil de la mairie me reprochant d'avoir détruit une borne dans une autre parcelle dont ils recherchent actuellement la limite. Tiens, je croyais que ce n'était pas important, les bornes ? En fait, c'était simplement un prestataire de la mairie qui ne l'avait pas trouvée et qui avait perdu sa matinée à chercher cette fichue borne qui crève pourtant les yeux, l'ayant moi-même matérialisée à l'aide d'un piquet d'un mètre et peint en rouge parce que les cantonniers la détérioraient régulièrement avec le broyeur... Ah, j'vous jure, ces Gaulois !


[1] Jean de la Fontaine, "Conseil tenu par les rats" :
http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=24

[2] « En Gaule, non seulement toutes les cités, tous les cantons et fractions de cantons, mais même, peut-on dire, toutes les familles sont divisées en partis rivaux »
Jules César, "Guerre des Gaules", livre VI - 11



Article Modifié le dimanche 07 février 2010 à 16:34


Posté dimanche 07 février 2010 à 16:19 1 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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mardi 02 février 2010

La Fédé trinque

photo Béret vert

Billet 251 Sortie de crise

 Les collectivités locales serrent la vis sur le terrain, exception faite pour le bio. Heureusement tout n'a pas été dépensé : il reste 70,000 euros, qu'en faire ? Soigner les corps intermédiaires ? Malgré la crise, certains n'ont nullement l'intention de se serrer la ceinture ou de se priver de sorties : Ainsi la Fédération Nationale Bovine (FNSEA) a-t-elle trouvé sans mal les 250,000 euros nécessaires pour son congrès annuel à Angers: Une note qui revient à 500 euros par tête de pipe, l'année débute sous les meilleurs auspices pour les congressistes de la FNB. Qui payent ? Les organismes consulaires, Chambres d'agriculture en français, y vont eux de leurs 30,000 euros de subvention. Les « organismes agricoles à caractère mutualiste ou de service » participent à hauteur de 75,000 euros. Merci qui ? Il y aura peut-être une distribution de casquettes et là on le saura. La FNSEA redoutable au poker menteur, mise seulement 3000 euros, pour voir. L'essentiel est de participer, a prôné l'inventeur des J.O...

Fichier à télécharger : retvert677.pdf


Article Modifié le mardi 02 février 2010 à 22:17


Posté mardi 02 février 2010 à 21:16 2 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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