Billet 196
Revenu net agricole par actif non salarié, évolution 2008, par secteur :
- 37 % Arboriculteurs
- 30 % Céréaliers
- 28 % Viticulteurs
- 24 % Eleveurs Bovins viande
- 17 % Autres cultures
- 15 % Maraîchers, horticulteurs
+ 2 % Eleveurs hors-sol (porcs, volailles)
+ 4 % Eleveurs Ovins
+ 21 % Eleveurs Bovins lait
Chiffres AGRESTE, Comptes nationaux par catégorie d'exploitations - 01/07/09
Photo/ Barnier, Lemétayer, juin 2009
Article Modifié le vendredi 03 juillet 2009 à 20:15
Posté vendredi 03 juillet 2009 à 13:27
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Chaud business à Roquefort city
Billet 195 Les alters ont les pieds sur terre
Tous à Millau ce week-end ! La ville associée aux luttes sur le plateau du Larzac et altermondialistes a lancé la création d'un événement les 3, 4, et 5 juillet 2009 : Le festival « Millau 2009 Les Pieds sur Terre », une manifestation de portée nationale sur « la thématique liée à la défense du bien commun » précise Serge Sécail, leader du projet. Millau accueillera « celles et ceux qui oeuvrent pour le développement durable, la défense du bien commun », et les organisateurs s'attendent à rameuter surtout des professeurs en vacances pour cette première. Une fête de l'Huma pour écolos barbus, à l'ancienne, avec débats animés et ateliers. A moins que l'aura de José Bové attire non seulement les profs d'espagnol en lycées techniques mais leurs élèves, beaucoup, mais alors beaucoup plus chauds. Parce que pour le reste le programme s'annonce des plus barbant. Si j'étais un punk à chien, je ne bougerais pas de ma niche en carton devant la cathédrale plutôt que descendre en stop à Millau ce week-end, quoique pisser du haut du viaduc il faut l'avoir fait une fois dans sa vie.
Donc à la place de Jimmy Hendrix, ce sera Jo Spiegel sans son orchestre au théâtre de la Maison du peuple pour une conférence sur le climat. Chouette...
Cependant le Festival dispose d'un atout pour créer l'évènement qui n'a probablement pas échappé aux gentils organisateurs de l'association Les pieds sur Terre. Après la petite mais bien réelle victoire aux élections européennes, ce début juillet avare de festivals et de raves se trouve être le moment idéal pour attirer des lycéens-es et étudiants-es en quête de décompression immédiate, un jeune public très concerné par la protection de l'environnement et suffisamment créatif pour arriver à transformer le festival en un revival de Woodstock, par exemple en improvisant des bains de boue avec le concours des pompiers sur les lieux. A cet effet quelques incendiaires ont été programmés pour la première édition : AstonVilla (Rock / Power Pop), Ba Cissoko (Afro beat / Reggae), La Canaille (Hip Hop / Rock militant), DJ ClearCutcase (Fusion Breakbeat / Electro / Drum'n'bass), et le rappeur Tefi. Du bruyant et pas cher, encore un peu mou du genou mais pouvant susciter, si la pub a été bien faîte, une descente des jeunes blancs becs parisiens sur Millau et une remontée concomitante des dealers marseillais, qui feront qu'entre les gentils vieux organisateurs forcément cool en souvenir de l'été 69, les cinquante degrés minimum sous la tente Quechua et l'herbe cévenole on aura peut-être une chance de ne pas s'ennuyer à la campagne ce week-end !
http://www.millaulespiedssurterre.fr/themes.htm#cine
Canned Heat : « En allant à la campagne »
Article Modifié le jeudi 02 juillet 2009 à 07:24
Posté mercredi 01 juillet 2009 à 23:15
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Agriculture: Le ministre nouveau est arrivé
Billet 194 Portrait
Qui est Bruno Le Maire, le remplaçant de Michel Barnier au ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche ? Un homme du cru ou de cabinets ? Cet agrégé de Lettres modernes naît dans le même terroir à l'ouest de la capitale que le Président de la République, dans la commune de Neuilly-sur-seine, une bourgade de quelques milliers d'habitants. Une enfance heureuse passée à découvrir le travail de la terre dans cette charmante commune rurale entre le jardin de Bagatelles, les serres et terrasses cultivées de la Défense. Sa passion pour la pêche il l'acquiert sur les bords de la Seine où il aime flâner avec ses camarades à la sortie de l'école : Elève studieux, Bruno rédigera durant ses études à l'Ecole Normale un mémoire à propos de « A la recherche du temps perdu », directement inspiré d'un manuel de pêche à la ligne que lui aurait offert sa maman, directrice du lycée d'enseignement agricole Saint-Louis de Gonzague à Paris. Collectionnant les diplômes obtenus dans les écoles les plus prestigieuses, dont l'Institut d'Etude Politique de Morlaix en Bretagne où il écrira sa thèse sur les moules, ses parents tout de même un peu inquiets finiront par le faire enfermer à l'Ecole Nationale d'Administration. C'est à la cantine de la rue d'Ulm qu'aura lieu sa rencontre décisive avec Dominique de Villepin. Ce dernier devenu son mentor en politique, le jeune paysan de Neuilly débute sa carrière dans les cuisines de Matignon comme apprenti saucier, où sa connaissance des poissons sera appréciée. S'étant fait remarquer en défendant l'honneur de Saddam Hussein pendant la crise d'Irak en réfutant les accusations malsaines portées contre le dictateur, notamment les ragots concernant la façon dont le sympathique tyran aurait nourri les carpes de sa piscine, Bruno Le Maire officiera ensuite en tant que mirliton dans de nombreux cabinets ministériels, à l'Intérieur, à l'extérieur, parfois au fond du jardin à cultiver amoureusement des légumes, renouant avec la tradition des physiocrates du XVIII siècle. Une passion pour le végétal qui le conduira ensuite au secrétariat aux affaires européennes dans le gouvernement Fillon puis dans la capitale belge, là où sa connaissance de la frite et du rosé deviendront un atout décisif dans les négociations menées de concert avec Michel Barnier. Disposant d'une résidence secondaire située dans le département de l'Eure au plus près de ce monde rural qu'il affectionne depuis toujours, Bruno Le Maire sera élu député en 2007 dans la circonscription laissée vacante par Michel Debré, parti à la retraite au Conseil Constitutionnel. Le 23 juin 2009, Bruno Le Maire est enfin nommé ministre dans le gouvernement Sarkozy, heu, Fillon. Bien entendu, nous lui souhaitons la même réussite que Michel Barnier.
Ouvrages de Bruno le Maire :
« A la recherche du temps perdu » évocation de son adolescence à Neuilly, les travaux d'été, la fenaison...
« La faune du Bois de Boulogne » Ed. Science Pot.
« Phénologie de la grosse blonde paresseuse », préface de Claire Chazal.
« La moule et le bulot », suivi de « anthropologie de la frite et de la pomme de terre » aux éditions du Seuil.
« Prends l'oseille et tires-toi » écrit conjointement avec Dominique de Villepin, 2004.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Le_Maire
Article Modifié le mercredi 24 juin 2009 à 13:06
Posté mercredi 24 juin 2009 à 12:11
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Billet 193
Seule au sein du gouvernement français a s'être prononcée pour une « interdiction totale de la burqa dans notre pays », l'ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises, Fadela Amara, et actuelle secrétaire d'Etat à la ville, estime qu'il faut « tout faire pour stopper la propagation de la burqa ».[1]
Le traître myope Eric Besson, ministre de l'immigration estime lui qu'une loi interdisant le voile islamique, celui qui recouvre entièrement le visage de la femme « serait inefficace et créerait des tensions ». Dans les couples ?
L'aveugle Luc Chatel s'est prononcé pour une commission d'enquête sur le port de la burqa, afin « d'y voir plus clair sur le sujet pour mesurer l'ampleur du phénomène ».
La vieille taupe au ministère de l'Intérieur et des Cultes, Michèle Alliot-Marie, a jugé que le recours à une commission parlementaire sur le port de la burqa était « une bonne façon (...) pour avoir une vision la plus objective possible du phénomène et voir les mesures qu'il convient d'y apporter ».
Nadine Morano, l'autruche de service au ministère de la famille juge que la question de la burqa « mérite un débat », mais se dit choquée « en tant que femme » par cette tenue. « Lorsque je vois une burqa, pour moi, c'est un peu un symbole de soumission ». Un peu ?
A gauche, Martine Aubry veut bien regarder, mais plus tard : « Bien sûr qu'on est opposés à la burqa, au voile intégral, mais ce que je souhaite d'abord c'est qu'on s'occupe de l'insertion de ces populations ».
« Je ne pense pas que l'interdiction brutale va amener quelque chose de positif », a déclaré jeudi l'intégriste écolo Cécile Duflot sur Canal+.
[1] http://tempsreel.nouvelobs.com/
Article Modifié le dimanche 21 juin 2009 à 08:53
Posté samedi 20 juin 2009 à 16:00
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Billet 192 Le 21, je monte le son
Dans la famille des déjantés sans scrupules, Hayseed Dixie est devenu célèbre en reprenant les plus grands titres du Metal à la sauce country western, avec un enthousiasme évident et communicatif ;-) Ceux qui se la jouent grave, les Hardos graisseux, les moutons du Rythm n' bouse noctilien et les sous-développés techno, les abonnés aux soirées à l'Excalibourre, les intermittents du Djembé et autres fanfarons, Gothics nerveux, retraités du Hit-Parade à l'HP, Skyrockers embouteillés, chansonniers et chansons niaises, NRJisants, nombrils à écouteurs, ventriloques ou dreadloques passent leur chemin, mais ceux qui ont assez d'humour et d'ouverture d'esprit, MONTEZ LE SON !
Article Modifié le vendredi 19 juin 2009 à 20:24
Posté vendredi 19 juin 2009 à 18:31
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Billet 191
En zone commerciale occupée, le mouvement de blocage des plateformes d'approvisionnement des grandes surfaces risque d'engendrer des ruptures de marchandise dans les rayons. Deux hypothèses sont alors envisageables...
La première hypothèse, s'ils veulent manger ce week-end, implique que les Français se rendent chez l'épicier du coin, rapidement dévalisé. Le commerçant kabyle laissé sur le carreau, la foule se précipite alors vers la gare la plus proche pour se ravitailler à la campagne comme au bon vieux temps, permettant ainsi aux producteurs de récupérer les marges de la grosse distribution. En découvrant que le personnel de la SNCF est déjà parti manifester contre la vie chère en les laissant sur le quai, le peuple décide alors de rentrer mais les grilles du métro sont abaissées elles aussi, les employés de la RATP ayant déjà rejoint ceux de la SNCF à la manif' du samedi. Là, ceux qui le peuvent montent dans une voiture pour aller faire le plein chez Carrefour, soit par Issy soit par Ivry, mais il n'y a plus d'essence depuis la veille et pas un seul vélib de dispo à la station. Au terme d'une journée harassante, ils rentrent à pied pour connaître les dernières nouvelles à la télévision. La lumière de l'ascenseur vacille un instant, avant de s'immobiliser entre deux étages. Facétie syndicale ou mobilisation contre le réchauffement on ne saura jamais. Coïncidence étrange Jean-michel Lemétayer, président de la FNSEA, est interviewé par Laurence Ferrari au 20 heures. « Malgré un probable agacement, les consommateurs comprennent les paysans », rassure le représentant agricole. Tout le monde va se coucher rassuré tandis que les loups, profitant de l'obscurité totale, entrent dans Paris. Voilà l'hypothèse optimiste à laquelle je souscris volontiers, se situant dans les objectifs du Grenelle de l'environnement.
Parce que cela ne changera pas d'un iota la situation actuelle, la seconde hypothèse, plus pessimiste, est que ce matin Michel Barnier promette aux agriculteurs de généraliser les contrôles sur les prix de la grande distribution et de prendre des sanctions « quand il le faudra », et qu'en conséquence les agriculteurs qui bloquent des plates-formes de distribution depuis jeudi n'aillent pas au-delà de samedi soir. C'est toutefois la solution qui sera retenue et une « brigade de contrôle » de la Direction générale de la concurrence et de la consommation serait créée. Et lundi on reprend le turbin comme si de rien était. Misère.
Article Modifié le dimanche 14 juin 2009 à 16:02
Posté samedi 13 juin 2009 à 15:17
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Saluons la victoire de notre grand leader bien aimé, le camarade député Joseph Bové !
Posté lundi 08 juin 2009 à 21:09
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Billet 189
A l'heure où j'écris, Yann Arthus-Bertrand et François-Henri Pinault le PDG de la Fnac et de Gucci sont réunis avec quelques amis pour trinquer. Pendant qu'ils fêtent le lancement réussi du film documentaire Home sur l'urgence de sauver la planète en dégustant des petits fours qui n'émettent pas de C02, je trinque aussi, pas pour les mêmes motifs mais un peu grâce à eux tout de même plus quelques autres prêcheurs d'apocalypse, télé écologistes ou simples adeptes promeneurs du dimanche. Enfin quand je dis trinquer, en ce qui me concerne c'est un bien grand mot, me trouvant seul la tasse de café à la main et Le Monde avec la photo de YAB et Luc Besson sur une demi page : Ils sont fringués comme moi dites-donc, t-shirts froissés, veste informes, le col roulé à contre saison de Yann m'inquiète pour sa santé, mais le « LibertAd ! » avec le A de anarchie sur la poitrine du gros mal rasé qui ne voulait pas gagner d'argent mais « ne veut pas en perdre » en produisant le film HOME, me rassure immédiatement : Le cinéaste producteur du 9-3 n'a pas perdu la tête et possède à l'instar du pape de l'écologie chic Yann AB un sens inné des affaires dont je suis moi-même assez dépourvu. Comme le souligne le Monde, « En gagnant de l'argent avec les produits dérivés de ses œuvres, qu'il diffuse gratuitement, le photographe arrive à concilier engagements et profits ». Donc pendant que les stars trinquent à la réussite de leur business éthique, dénonçant la déforestation en Afrique ou à Bornéo, le gaspillage de l'eau à Las Vegas, le réchauffement des kangourous en Australie et l'industrialisation... anarchique de la Chine, j'essaye à mon humble niveau de concilier mon propre business vert avec quelques principes. Aussi puis-je espérer qu'ils seraient bien heureux d'apprendre que je ne fais pas que cultiver bêtement intensivement, si l'avion d'Arthus-Bertrand survolait mon exploitation par hasard il pourrait photographier le verger conservatoire et le jardin bio, les essences nobles et les arbustes piquants, la mare ou bien la vieille étable squattée par la chouette hulotte et les chauves-souris. Cependant toutes ces choses ne s'apprécient qu'au ras des pâquerettes et pas à mille pieds d'altitude ou dans une salle de ciné, c'est bien pour cela que je prends rarement l'avion : A ma place auriez-vous l'envie d'échapper au paradis terrestre ?
[...à suivre. Je vous raconterai un de ces jours comment ces gens ont une influence néfaste nuisant indirectement à ma condition et particulièrement à mon petit paradis, tout ce qu'il y a de plus concret, cependant je n'ai pas le cœur à m'étendre sur le sujet aujourd'hui tandis qu'un blog exige des articles courts quand écrire n'est pas votre spécialité : alors trinquons ! ]
http://www.eco-echos.com/dotclear/index.php?2009/06/04/427-home-rendez-vous-demain#co
Article Modifié le lundi 08 juin 2009 à 21:15
Posté samedi 06 juin 2009 à 22:05
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Travailleurs travailleuses, à vos chéquiers !
Billet 188 Corps électoral
« Sur un total de 48 millions de Français en âge de voter, on compte 20 millions d'inactifs (retraités, étudiants, etc.), 5 millions de fonctionnaires, 3 millions de chômeurs et 2 millions de travailleurs associatifs. Il ne reste donc que 18 millions de salariés et chefs d'entreprise du secteur privé, soit 37% de l'ensemble des électeurs. » *
Pas radins, la liste de Daniel Cohn-Bendit et José Bové prône « un revenu minimum pour tous », et une Europe « solidaire avec le reste du monde ».
La liste François Bayrou - Corinne Lepage veut « donner à l'Union les vrais moyens d'agir » et « instaurer une solidarité économique européenne ».
Le facteur Besancenot milite pour un salaire minimum européen de 1500 euros, « Nos candidat-e-s sont comme vous, des salarié-e-s, des privé-e-s d'emploi, des jeunes, des retraité-e-s. »
La liste Francis Lalanne (on ne rit pas...) préconise de « manger moins de viande », et avec les économies ainsi réalisées, de créer « une présidence européenne, une Cour constitutionnelle, une diplomatie commune. » Hélas, Francis a les pieds trop grands pour chausser les bottes de Napoléon.
Carl Lang, un renégat du FN qui veut « produire français » prône « une nouvelle Europe indépendante », donc un impôt européen lui aussi, et « un partenariat privilégié dans tous les domaines avec la Russie ». L'Europe de Reykjavik à Vladivostok, pas moins !
Du côté de la momie trotskiste de Lutte Ouvrière on déclare vouloir tout augmenter, en attendant de créer les « Etats-Unis d'Europe ».
Frédo Nihous veut pouvoir chasser. Cela fait beaucoup rire Philippe de Villiers, son nouveau copain.
Le PS veut une « Europe plus active », « qui permette un partage des richesses équitables ». Au boulot les copains !
Au Front de gauche, Marie George Buffet pour une « Europe de la solidarité » veut rompre avec les « directives de chasse aux migrants ». La fusion avec les listes Nihous n'est pas envisagée pour le moment.
Au Front National, Marine est contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre. Par conséquent, elle préconise une « inversion des flux migratoires ». Ca veut-ti dire que nous les Desouche on doit émigrer en Algérie, pays où la vie est moins chère ?
Dupont-aignan veut « taxer les produits importés qui ne respectent pas les normes sociales » ainsi que « garantir l'égalité entre les territoires ».
Contre l'entrée de la Turquie en Europe le temps des élections, la profession de foi de l'UMP n'est pas très bavarde mais on y lit tout de même beaucoup de conneries, Nicolas devait être encore saoul: « Il n'y a pas de raisons que l'Union européenne soit le seul continent du monde à ne pas protéger ses travailleurs et son économie ». En Afrique et en Chine, les travailleurs sont bien mieux protégés qu'ici... « C'est le moment de construire une autre Europe » et de « se tourner vers l'avenir ». Et sortir enfin du moyen age dans lequel l'homme européen se trouve toujours englué ?
* ifrap
Article Modifié le jeudi 04 juin 2009 à 22:07
Posté jeudi 04 juin 2009 à 19:58
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Billet 187 Arnaque au champ
Depuis quelques années la demande du public en produits alimentaires de qualité s'est élargie à d'autres critères comme la proximité ou le « naturel ». Ce mouvement dans les pratiques de commercialisation et de consommation s'inspire non pas des petits marchés qui subsistent un peu partout en France, proposant des salades en provenance du Rungis du coin et des bagnoles garées sur les passages cloutés, mais de la vieille expérience de nos aimables voisins du nord, je ne parle pas là non plus des cht'is mais de nos ennemis d'hier, par-delà le limes : ces cousins Germains, dont la réputation de bouffeurs de saucisses n'est plus à faire, de retour d'Allemagne je confirme.
Les boches aiment la nature et elle le leur rend bien. Dans la bonne ville de Düsseldorf, 600 000 habitants, on peut regarder les légumes pousser au bord du Rhin. Une vaste zone d'au moins cent hectares et située au pied des immeubles est destinée au maraîchage et à la promenade. Les poireaux alignés comme à la parade, les serres et le matériel toujours bien rangés, les tracteurs circulant sans heurts à l'ombre des buildings ultramodernes, les champs de fleurs, les rollers et barbecues du dimanche participent aussi à l'ambiance, ce qui explique sûrement la sérénité des habitants que j'ai pu croiser en ville pendant ce week-end chômé, tout en faisant gaffe de traverser dans les clous.
Certes, la gastronomie allemande n'atteint pas la cheville de la cuisine la plus sophistiquée du monde, toujours est-il qu'à chaque fois que je passe la frontière, et ce dans à peu près n'importe quelle direction, je m'arrange lors de mon déplacement pour arriver le ventre vide, ignorant sur le trajet les auberges françaises à cause des tarifs pratiqués - je ne prend jamais le menu astronomique - et peu tenté que je suis par les bouges puant la friture. Oui j'avoue, je ne prends pas plus le temps de dénicher la petite auberge pas chère blottie au fond d'un ravin que le routier « qui paye pas de mine » mais dont la serveuse canon attire les VRP à cent kilomètres à la ronde. Pas que ça à foutre.
Et bien si en Allemagne on mange de bons légumes en quantité, il a fallu pour cela qu'ils s'en donnent les moyens. Une réserve foncière au cœur de l'agglomération a permis de conserver des producteurs agricoles, dont ils se fichent bien qu'ils soient petits ou gros étant donné que c'est plutôt la grosseur des légumes qui importe au consommateur local. Une marque a été créée pour identifier sur les marchés en ville la provenance des produits, et dans les restaurants les produits frais ont une saveur qu'il est inutile d'essayer de masquer avec trois litres de vinaigrette. Je vois que vous commencez à comprendre.
Alors quand je rentre et je lis qu'à Villeneuve d'Ascq le groupe AUCHAN a monté une « ferme » avec une mise en scène sur quinze hectares, bottes de paille et gentils producteurs, pour vendre des produits « fermiers » en faisant le moins appel possible aux producteurs locaux, j'estime avec les Jeunes Agriculteurs du coin qu'il y a arnaque en la demeure, et je suggère à ces derniers de porter plainte en Justice contre le groupe Mulliez-Auchan pour tromperie du consommateur. Si justice n'est pas rendue et que le nom de l'enseigne commerciale persiste à semer la confusion dans les esprits, alors il sera temps de faire changer la loi par les politiciens, non ?
Sources :
La France agricole du 29 mai 2009 : JA contre les « fermes urbaines », page 26
http://www.lafermedusart.com/accueil/
Article Modifié le jeudi 04 juin 2009 à 16:30
Posté mardi 02 juin 2009 à 15:18
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