Au secours, Charles de Gaulle !
Billet 239 Marianne en péril
Déjà six mois qu'une commission officielle délibère sur le port de la burqa et autres sacs à patates à un rythme de sénateur, et plus les réunions se multiplient plus elles s'enlisent dans les détails : c'est ce que Jean-François Copé a tenu à rappeler à Dominique Raoult dernièrement, conscient que les débats allaient ensuite se prolonger à l'assemblée Nationale puis au Sénat avant l'accouchement d'une loi. Je ne sais pas trop ce qui s'est discuté en commission, mais lors des débats médiatisés sur l'identité nationale, on a entendu vraiment tout et n'importe quoi ( de plus en plus puisque les principaux arguments utiles ont été épuisés ) en particulier d'une large part de la Gauche rouge ou verte toujours prête à se battre contre les discriminations d'un côté tout en tolérant le voile intégral dans la cité au fond de l'impasse, totalement inconsciente du fait que les femmes en burqa n'ont que rarement la liberté de dire vraiment ce qu'elles pensent par peur de représailles familiales.
Pendant que nos penseurs encartés et philosophes à la petite semaine dissertent sur le sujet, ils se retrouvent encore en première ligne pour fustiger l'expulsion d'une poignée d'Afghans ayant refusé de faire une demande d'asile politique en France. Que vont devenir ces jeunes gens dans la force de l'âge, qui ont fui les talibans ? Vous les envoyez à une mort certaine ! Faisant mines d'oublier que des soldats français se battent sur place, risquent leur vie à la place de ces jeunes gens, et que Sarkozy ne fait qu'appliquer la jurisprudence Winston Churchill - Charles de Gaulle qui rendait tout réfugié français sur le sol de l'Angleterre et en âge de se battre bon pour le service à la nation. Soyons logiques : On peut être en désaccord avec Sarkozy, bien sûr, estimer que nos soldats n'ont rien à faire en Afghanistan, certes, mais à moins d'être en faveur des Talibans, nos cocos et pastèques nationales pourraient s'abstenir dans le même temps de défendre le port du voile intégral. De même parmi ceux qui tolèrent le port de la burqa nous retrouvons des militants opposés au port du voile (simple, non humiliant pour celle qui le porte) à l'école ou dans la fonction publique. Certes je déplore ce signe religieux ostentatoire, plus politique qu'autre chose, mais tant qu'on ne rendra pas obligatoires les cours non mixtes, les menus spéciaux ou qu'on n'impose pas des horaires réservés à la piscine municipale de Lille pour des motifs religieux, je ne vois pas qui cela pourrait déranger, à part les bonnes consciences ?
Faudel: Mon pays.
Article Modifié le jeudi 24 décembre 2009 à 22:56
Posté jeudi 24 décembre 2009 à 15:41
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