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vendredi 29 octobre 2010

NE TIREZ PLUS SUR LES EXPERTS

Apres avoir fauché les essais d'OGM dans les champs et fait partir la recherche française sur les OGM à l'étranger, José Bové, soutenu par Corrine Lepage,  se met à "tirer" sur les experts.Le nouveau populisme est en marche.

 


Nouveau combat de José Bové pour exister dans l'espace médiatique: il accuse la présidente de AESA ( l'AFFSA de l'Europe), Diana Banati, d’avoir été membre de l’ILSI, organisme qu’il dénonce comme un “lobby industriel agroalimentaire", une nouvelle injure très à la mode pour décrier l’alimentation moderne.

En allant sur le site de cette organisation je constate pourtant que ses missions et ses études  sont nobles et utiles pour les consommateurs et que les entreprises qui sont représentées au Conseil d’administration le sont de façon équitable ( 50/50) avec d’ autres organismes de type public: INRA, Ministères, Universités...Ce partenariat et cette coproduction entre entreprises privées et institutions publiques ne m’apparaît pas du tout scandaleux mais au contraire intelligent et productif.

De plus, à ma connaissance, les entreprises agro-alimentaires qui font partie de ce conseil d’administration n’encouragent guère les plantes génétiquement modifiées contrairement à ce que prétend José Bové pour justifier ses attaques contre l’ILSI et contre l’AESA. A part Nestlé qui avait pris une position plutôt favorable il y a quelques années et qui est revenu sur sa position depuis, on ne constate pas de pression particulière de ce type d’entreprises en faveur des OGM.


Par contre elles se lancent toutes dans le bio. Elles ont donc plutôt tendance à se plier au politiquement correct en proposant des produits sans OGM ( Voir Carrefour) pour rassurrer des consommateurs terrorisés par le "lobby du bio" et anti  OGM.


Il est d’ailleurs étonnant de constater que les grands médias et les politiques parlent toujours du lobby de l’agro alimentaire ou des semenciers et jamais du lobby de l’agriculture bio dans lequel des entreprises, parfois importantes, sont aussi parties prenantes pour développer leur chiffre d’affaires.


Conclusions:


En déconsidérant Diana Danati, José Bové et ses alliés de l’agriculture biologique, essaient de déstabiliser les instances officielles d’évaluation nommées par les institutions politiques qui ne partagent pas leurs points de vue sur le “tout bio” et la diabolisation de l’agriculture conventionnelle. Cette remise en cause de l’expertise publique est la nouvelle arme du populisme pour remettre en cause les institutions. Elle n’est pas positive, ni pour les instances politiques, ni pour le citoyen et donc pour la démocratie.


 


 


Article Modifié le vendredi 29 octobre 2010 à 16:47


Posté vendredi 29 octobre 2010 à 13:01 0 commentaire(s) Commenter Lien permanent
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