De l’ADSL au Trés Haut Débit, vers une nouvelle fracture numérique dans les campagnes.

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La publication par le cabinet d’études TACTIS de la carte de France des zones couvertes par la fibre optique d’ici 2013 m’amène à revenir sur cette nouvelle fracture numérique dont risque de pâtir l’agriculture.

Le développement d’Internet dans sa première phase (RTC) ne soulevait pas de problème d’infrastructure puisqu’il reposait sur les paires de fil de cuivre existantes mis en place par notre opérateur historique national pour le téléphone. L’accélération des débits et la multiplication des applications utilisant notamment des caméras et des vidéos, nécessite la mise en place de nouvelles infrastructures, reposant sur la fibre optique (sauf nouvelle technologie à venir toujours possible).

Aujourd’hui parmi les agriculteurs utilisateurs d’internet, l’enquête Agrinautes 2006 (NTIC AGRI CONSEIL) nous révèle que 75% des agrinautes ont accès à l’ADSL, mais seulement 55 % d’entre eux ont un débit supérieur à 512 Ko. Visionner une vidéo avec un débit de 512 Ko seulement n’est pas des plus confortables … ne parlons pas de Web-Télévision. Ainsi 40% seulement de l’ensemble des agrinautes ont accès à un ADSL supérieur à 512 ko.

En RTC un certain nombre d’agriculteurs, débordés par les flots de spam, renoncent déjà à utiliser leur messagerie, il y a urgence à généraliser l’ADSL.
La carte de couverture ADSL fournie par France Télécom est établie sur le critère d’au moins un abonné raccordable dans la commune. Le fichier des communes ouvertes à l’ADSL est accessible par région en cliquant sur la carte.

La fracture numérique ne se mesure pas uniquement sur le débit mais également sur le prix. Aussi se pose le problème de la prise en charge de l’équipement des zones blanches (zones non rentables pour un opérateur privé) non seulement pour l’ADSL mais aussi pour l’accès au Très Haut Débit. Les agriculteurs ont certainement intérêt à s’en préoccuper dès maintenant et à mobiliser tous les acteurs des territoires ruraux pour poser le problème dans sa globalité.

Déjà l’IDATE dénombre, en France, une soixantaine de délégations de service public en Très Haut Débit. La collectivité prenant à sa charge une partie de l’infrastructure, avant d’en confier la commercialisation à un opérateur privé, mais ces initiatives ne concernent que très rarement le territoire rural, seuls 2 départements seraient concernés dans leur totalité : la Seine-et-Marne et le Rhône.

Pour illustrer le besoin de haut débit je vous signale les nouvelles vidéos mises en ligne par Web-agri à l’occasion d’Eurogénétique. portant sur deux robots de traite (VMS de Delaval et Titan de RMS) ainsi que quelques présentations du concours.

Auteur : christian

Doté d'une double compétence (ingénieur en agriculture et Haut Enseignement Télématique de France Télécom & Sup Elec), je suis le créateur des services télématiques des Chambres d'Agricultures GUILLAUME Tel et KERTEL Bretagne, du portail Web-Agri, de la société de marketing direct agricole HYLTEL, de Tic-Agri et de l'enquête Agrinautes.

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