Les sites de vente pour l’agriculture se multiplient. NTIC AGRI CONSEIL mets en place un annuaire des sites pour les achats des agriculteurs.

logos sites de vente aux agriculteurs

L’enquête 2006 « Agrinautes êtes-vous innovateurs » (enquête NTIC AGRI CONSEIL) avait mis en évidence le regret des exploitants devant l’absence (ou le peu) de services d’achats d’approvisionnement en ligne.

Or un agrinaute sur deux procède déjà à des achats professionnels en ligne qu’il soit céréalier ou éleveur (dont 1/4 régulièrement pour les céréaliers et 1/10 chez les éleveurs).

Devant cette demande nous avons procédé à un inventaire de ce qui existe (voir le tableau que vient de publier Le Mag Cultures dans un dossier consacré au NTIC en cultures). Aujourd’hui une vingtaine de sites de vente en ligne proposent des produits spécialisés pour l’agriculture.

Vous trouverez un répertoire en ligne sur le site NTIC AGRI CONSEIL. Le minimum pour figurer dans ce répertoire est d’afficher ses prix et de proposer un devis en ligne. 90% de ces sites proposent la commande et 10% le paiement en ligne. Il se peut que nous ayons laissé passer un ou deux sites, n’hésitez pas à me les soumettre.

Le spectre des produits et services est assez large mais la concurrence (sauf en pneus et peut-être en phyto) encore limitée. Les entreprises pionnières dans ce domaine (Alliance Pastorale, Vital Concept et Agriclic) observent pourtant des croissances annuelles de l’ordre de 25 à 30% sur ce créneau …

« Dividende numérique » ou « fréquences en or » les agriculteurs et le monde rural sauront-il se faire entendre pour le très haut débit?

Pylone émetteur de télévision

D’ici 2012 le basculement de la diffusion des télévisions de l’analogique vers le numérique va libérer des fréquences très convoitées.

Cette ressource que les spécialistes appellent « dividende numérique » contient des fréquences dites « en or ». Leurs caractéristiques physiques de propagation électrique particulièrement attractives permettent une très longue portée (donc peu d’émetteurs), une excellente pénétration dans les bâtiments et du très haut débit fixe ou mobile.

Autant d’atouts qui attisent bien des convoitises (enrichissement de l’offre de chaînes de télévision, services complémentaires de radio en numérique, élargissement de l’offre de télévision mobile et lancement de nouveaux réseaux de communications électroniques).

Pour les agriculteurs et le milieu rural l’attribution de ces fréquences à de nouveaux réseaux de communications est une occasion unique d’éviter une 2éme fracture numérique (voir mon billet du 30 mars dernier), tant il est évident que la fibre optique ne pourra jamais arriver dans toutes les fermes.

En effet ces fréquences basses permettront d’atteindre, sur l’ensemble du territoire national, des débits sans fil de l’ordre de la fibre optique soit 100 Mbit/s  (environ 30 fois plus que la 3G+ en cours de déploiement).

Les exploitations agricoles et les autres entreprises situées en milieu rural auront un handicap certain à l’avenir pour leur développement si ces fréquences sont affectées plutôt à de nouvelles télévisions (haute définition ou mobile) sans en attribuer au très haut débit (fixe et mobile).

Or il n’est pas évident que les acteurs de l’audiovisuel accepteront de laisser une partie de leurs fréquences hertziennes

Pour faire contre-poids aux industriels une association « renaissance Numérique » qui milite pour l’Internet pour tous s’est créée et vient de rappeler dans un avis remis à l’ARCEP : « Le débat sur le dividende numérique ne doit pas se réduire à un choix binaire : acteurs de contenus contre opérateurs télécoms. Le dividende numérique constitue une opportunité stratégique unique pour répondre à la question de la fracture numérique et soutenir l’innovation. »

La commission consultative des radiocommunications (CCR) vient de publier un rapport (téléchargeable sur le site de l’ARCEP) réclamant des fréquences basses pour développer de nouveaux services de communications électroniques.

Le gouvernement vient de demander aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale de constituer une commission parlementaire sur ce sujet.

En conclusion un lobbying très actif est en cours actuellement tant auprès de Bruxelles que du gouvernement et il est important que les agriculteurs s’en préoccupent.

Du nouveau dans les laboratoires d’analyse de lait : arrivée d’un privé « Lacteus » et création d’une base de données commune « Infolabo ».

Lacteus

Ces deux informations annoncées simultanément au Space, présument-elles une évolution importante du service rendu à l’éleveur ?

Pour la première fois en France des entrepreneurs privés lancent un laboratoire d’analyse de lait : Lacteus. Ce laboratoire situé à Saint Brice en Cogles au cœur du 1er bassin laitier français (l’Ille & Vilaine et la Manche les deux premiers départements producteurs de lait) sera opérationnel en janvier prochain.
La principale innovation de Lacteus tient dans la participation de l’éleveur et dans l’organisation de la logistique. L’éleveur réalise lui-même ses prélèvements de lait et les expédie (dans un conditionnement fourni par Lacteus) au laboratoire, générant ainsi des économies non négligeables par rapport à la méthode actuelle du contrôle laitier (pas de peseur à rémunérer et frais de déplacements limités à la remise en poste).

Pour la prise d’échantillon, l’éleveur doit être équipé de compteur ou de
tru-test s’il veut peser la quantité de lait.

L’éleveur reçoit ses résultats sous 48 heures après réception des prélèvements par mail (ou par la poste si l’éleveur n’utilise pas Internet ).

Cette innovation me rappelle celle de Cobiporc qui lança à la fin des années 80 son service d’insémination artificielle porcine, en donnant aux éleveurs les moyens d’inséminer eux même les animaux. Il mit pour cela, en place une logistique spécifique (conditionnement et transport) sous l’œil sceptique de bon nombre d’acteurs de l’élevage de l’Ouest (le système fonctionnait déjà en Hollande) . Mais le succès fut au rendez-vous.

L’autre aspect très intéressant du lancement de Lacteus réside dans la nature du retour des données. L’éleveur reçoit un fichier avec toutes les données des analyses, qu’il peut transmettre à qui il veut pour un conseil ou un service. Il possède ses données et n’est pas obligé de demander à l’organisme qui les détient de passer un protocole avec untel ou untel. Il est considéré comme responsable.
Toute autre est la démarche du CNIEL qui vient d’annoncer la mise en place d’Infolabo

Ce service est avant tout destiné aux industriels laitiers (coop ou laiteries privées) qui bénéficieront d’une base de données leur permettant de collecter sous une forme normalisée, l’ensemble des analyses de lait de leurs producteurs quel que soit le laboratoire.

Du coté des éleveurs qui bénéficient déjà des services d’accès aux résultats d’analyses de lait (Agranet, Synel, …) Infolabo ne devrait pas apporter beaucoup de nouveauté mis à part la possibilité de télécharger l’ensemble de leur données et de nouvelles fonctions d’alertes à venir.