En combinant vidéo, détection automatique des plantes, GPS et commande électronique des buses, les NTIC peuvent permettre de réduire de 50% les apports d’herbicides.

Détection herbes par caméra Turbo Université Bonn

Un certain nombre de centres de recherche et d’universités travaillent à partir de leurs brevets sur la mise au point d’épandeurs intelligents connectés (Université Agricole de Bonn et de Hohenheim à Stuttgart en Allemagne, le centre de recherche Byghom au Danemark, Université de Manchester….) avec des entreprises de matériels agricoles (Kverneland-Rau, Hardi, John Deere…).

Cette approche est basée sur une reconnaissance automatique des plantes filmées (en passage préalable ou en temps réel devant le pulvérisateur) par un système expert.

En fonction de la nature de l’herbe détectée le système commande la pulvérisation d’un herbicide (ou d’un mélange) à partir des produits disponibles dans ses citernes.

Le système expert de reconnaissance est déjà au point pour les tubercules et en cours de fiabilisation pour les céréales.

Reconnaissance automatique plantes

La prise de vue étant faite avec GPS le pulvérisateur va choisir le tronçon (ou mieux les buses) à alimenter lors du passage au dessus des herbes.

Le groupe Kverneland teste notamment un épandeur RAU qui fonctionne en 2 passages avec de bons résultats.

Pulvérisateur sélectif RAU Kverneland

Cette approche est complémentaire de celle du robot intelligent autonome développé notamment aux USA par l’université de l’Illinois Urbana-Champaign (voir blog ticagri de janvier) qui correspond plutôt aux cultures spécialisées.

Selon les chercheurs, ces techniques devraient permettre de réduire de 40 à 60 % les quantités d’herbicides utilisées dans les toutes prochaines années.

L’objectif du Grenelle de l’environnement est donc atteignable sans pour cela diminuer la production.