Vente directe : Paysans.fr demande un droit de réponse à E.LECLERC.

Publicité “Limiter l’inflation, c’est possible” E.Leclerc

Le leader des sites de vente directe de produits frais, Paysans.fr vient de demander un droit de réponse à E.LECLERC après sa campagne de publicité, contre les industriels et les agriculteurs.

Publicité incriminée dans les journaux du 27 mai 2008 : « Toute réforme suscite des inquiétudes. Les PME et les agriculteurs ont besoin d’être rassurés ? Oui, mais les gros doivent arrêter de se cacher derrière les « petits ». Les grands industriels font 70% des ventes d’un supermarché. Assez de demi-mesures. La priorité, c’est l’amélioration du pouvoir d’achat ». E. LECLERC.

Pour Patricia JUTHIAUD, fondatrice de Paysans.fr :
Cette publicité stigmatise les agriculteurs comme des freins à l’amélioration du pouvoir d’achat des français.
• Cette publicité sous-entend que se préoccuper de leur sort signifierait encourager la hausse des prix en France.
• Cette publicité incite au conflit social entre catégories de la population au profit d’intérêts particuliers, ceux de la grande distribution et en particulier des établissements E. Leclerc.

Bizarrement cette prise de position n’a pratiquement pas été reprise par les médias, et encore moins pas ceux du monde agricole.

Paysans. fr après 5 ans d’existence, est le plus grand site de vente directe de produits fermiers.

Il commercialise en direct les produits d’une centaine de producteurs, du Sud-Ouest, dont 40 bio, en concurrence directe avec les sites de la grande distribution Houra, Telemarket, Ooshop, Auchan direct et Natoora.

Le modèle de Paysans.fr consiste à passer d’une logique de demande … (tous les produits à prix bas, toute l’année, de qualité standard, avec des stocks importants) … à une logique d’offre (offrir chaque semaine les produits de saison avec un de choix de produits limités (sans stock), mais des délais inférieurs à 72h permettant de vendre des produits à maturité et de qualité) avec un service rendu supplémentaire au client : la livraison.

Paysans.fr modéle économique

Dans ce modèle la marge et les frais de distribution ne représentent que 50% du produit, contre 70% en grande distribution, les 20% gagnés étant répartis entre les producteurs et les consommateurs. Les comparatifs de prix, place d’ailleurs Paysans.fr en bonne position.

Paysans.fr livre plus de 300 paniers toutes les semaines dans 5 grandes régions françaises (Le Grand Sud Ouest, sa région d’origine, l’Ile-de-France, le Sud Est, la région Lilloise et la région Lyonnaise).

Auteur : christian

Doté d'une double compétence (ingénieur en agriculture et Haut Enseignement Télématique de France Télécom & Sup Elec), je suis le créateur des services télématiques des Chambres d'Agricultures GUILLAUME Tel et KERTEL Bretagne, du portail Web-Agri, de la société de marketing direct agricole HYLTEL, de Tic-Agri et de l'enquête Agrinautes.

3 réflexions sur « Vente directe : Paysans.fr demande un droit de réponse à E.LECLERC. »

  1. Alors que distributeurs et industriels s’époumonent sur la hausse des prix qu’ils doivent « subir », comment est-il possible pour Paysans.fr de proposer les courses de produits frais avec des prix stables depuis 5 ans ?

    1- Pour les fruits et légumes ce n’est pas nouveau, on constate que Paysans.fr est en général entre 5 et 10% moins cher que les cybermarchés dela grande distribution. Par exemple, les premières asperges vertes du Lot et Garonne sont à 17,72 euros le kg livrées à domicile alors qu’elles sont à 21,50 euros le kg sur un cybermarché de la grande distribution en provenance du Pérou !

    Les Laitues payées au producteur 0,42 euros, soit 2 à 3 fois plus que les centrales d’achat qui les paye entre 10 et 20 centimes, sont proposées par Paysans.fr à 1,02 euros livrées à domicile alors qu’elles sont à 1,20 euros en grande surface et jusqu’à 1,76 euros sur les cybermarchés de la grande distribution hors frais de livraison.

    2- Mais jusqu’à présent il était difficile de comparer les produits laitiers, les fromages et les viandes de nos petits producteurs avec ceux qui, en grande distribution, sont issus de grands groupes industriels.
    Et là, quelques surprises commencent à apparaître :
    – les 6 oeufs bio : sur Paysans.fr à 3,27 euros y compris les frais livraison alors qu’ils sont entre 3,10 et 3,39 euros sur les cybermarchés de la grande distribution (élevage fermier, hors frais de livraison).
    – le jambon blanc : le jambon blanc (incomparable pour son goût) de Philippe Godeas est à 24 euros le kg sur Paysans.fr y compris les frais livraison, alors qu’il est entre 21 et 23,75 euros le kg sur les cybermarchés de la grande distribution (label rouge, hors frais de livraison).
    Pourtant :
    – Est-ce que les producteurs de Paysans.fr vendent en-dessous de leurs prix de revient ? Non, ils sont même payés à 15 jours en moyenne.
    – Est-ce que Paysans.fr ne paye pas le gas-oil ? Si, et il a augmenté vertigineusement.
    – Est-ce que Paysans.fr est une organisation charitable ? Non, c’est une entreprise privée basée sur un modèle économique équilibré.

    Alors quelles conclusions faut-il en tirer ?
    1- que la grande distribution augmente ses marges et profite d’une position dominante en France,
    2- que les industriels sont victimes du cours mondial des matières premières alors que les petits producteurs ont limité l’impact de ces approvisionnements en autoproduisant ou en favorisant des approvisionnements de proximité,
    3- qu’il peut exister en France de nouvelles formes de distribution alimentaire respectueuses des producteurs et des consommateurs tout en étant équilibrées économiquement.

    Faut-il pour autant se comparer à l’incomparable ? Non, et nous espérons que les paysanautes ne viennent pas sur Paysans.fr pour les prix mais pour la qualité des produits, la qualité du service et l’éthique de consom’action qui sert de guide à notre démarche.

    Paysans.fr fête ses 5 années d’existence. Quelle meilleure preuve qu’il ne s’agit pas là d’utopie ou de discours farfelus mais d’une réalité tranquille qui s’impose petit à petit dans le paysage de l’alimentaire en France.

  2. Bonjour,

    J’aimerai bien comprendre et avoir la répartition des 50% de frais et de marge ? Cela me parait vraiment énorme. Ces frais ne concerne normalement que le marketing et la logistique. Je pense que c’est sur ces points là qu’il faut vraiment progresser.

    Patrice

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