2009 « Les NTIC en Agriculture

Archive pour 2009

Agriprobox, tout en location : ordinateur, réseau haut débit, applications professionnelles, maintenance sur site et assistance en ligne.

Mercredi 9 décembre 2009

Agriprobox ecran

L’Agribox est un concept unique en France tant dans le package (hard, soft et réseau), la garantie haut débit  (>2 Mo quelque soit le lieu et les possibilités techniques, ADSL, Wimax ou satellite) que dans la péréquation tarifaire pour contre-balancer la fracture numérique.

Un test d’éligibilité récent a permis de quantifier les conditions d’accès à un débit >2Mo en Haute Vienne : 50% Wimax, 20% ADSL et 30% satellite.

A coté du matériel (écran, processeur, disque dur (160 Go), clavier,  souris et parabole si nécessaire), cette box intègre un accès haut-débit sécurisé, une interface ergonomique intuitive, un bouquet de logiciels professionnels et des outils de communication avancés (mail, téléphonie, visio-conférence, internet).

Avec le routeur intégré dans la Box il est possible, de se connecter en Wifi avec un autre poste pour les usages personnels et familiaux.

Concrètement, c’est une solution Open source construite sous Linux avec Firefox comme navigateur. Toutes les applications sont en lignes avec 6 icônes : mesp@arcelles, Synel (identification et gestion de troupeau), Synagri (intranet  de la Chambre régionale d’agriculture), la messagerie en webmail, l’accès internet, la visio que développe les Chambres auxquels s’ajoute 4 icônes pour les différentes fonctions d’OpenOffice : calculer, écrire, fichiers et présenter. La porte n’est pas fermée à d’autres applications professionnelles à condition qu’elles soit en ligne.

La location comprend une assistance-maintenance sur site à J+2 ! Le premier niveau est gérer par la SSII Cornut Informatique tant pour les problèmes informatiques que réseau (Axione gestionnaire du réseau Dorsal) puis alerte le conseiller agricole du secteur (en deuxième niveau) s’il s’agit d’une difficulté applicative.

Le  » pack « , livré clé en main, est à 39,90€/mois, tout compris, avec un engagement sur 3 ans et 420 € pour l’installation.

Aujourd’hui une vingtaine d’agriculteurs sont équipés et la chambre reçoit 5 à 10 demandes par semaine, sans qu’il n’y ait eu de communication particulière vers les agriculteurs.

La Chambre d’Agriculture de la Haute-Vienne s’est fixée l’objectif de connecter 1 000 agriculteurs à Agriprobox d’ici un an.

Ce concept, en cours d’extension à d’autres départements et régions, est certainement une bonne solution pour répondre aux deux obstacles majeurs à la réduction de la fracture numérique l’absence d’équipement informatique chez 40% des agriculteurs et l’hétérogénéité du réseau internet en milieu rural.

Les 3 Web dans le monde Agricole

Vendredi 20 novembre 2009

Les trois web

Dans son dernier livre « De la démocratie numérique » Nicolas Vanbremeersch, plus connu sous son pseudonyme de blogueur politique, Versac , développe la théorie “des trois web” :

« le Web documentaire, ce sont ces millions de pages statiques, froides, ayant essentiellement une vocation d’information de référence. L’expert domine et l’internaute qui le visite n’a pas de prise sur son contenu. »

Aujourd’hui l’essentiel du contenu du Web agricole est de type documentaire.

« Le Web de l’information partage avec le Web documentaire cette approche non interactive, mais se situe dans l’actualité et le chaud. C’est ici le règne du journaliste. L’absence de barrières à l’entrée sur le marché de l’information facilite une concurrence vive avec l’arrivée permanente de nouveaux acteurs. »

Le secteur de l’actualité agricole sur le net est dominée par les média. Mais les leaders du web ne sont pas ceux de la presse papier, ce sont de nouveaux entrants Pleinchamp et Terre-net (source Enquête Agrinautes 2008/09) qui devancent, pour l’actualité, le leader historique La France Agricole contrainte d’évoluer dans ce domaine. A noter le peu d’agrégateurs sur ce secteur d’informations agricoles à l’exception (sauf erreur de ma part) du fil de dépêches sur le Mag cultures et la page Netvibes ticagri de votre serviteur. (N’hésitez pas à me signaler de nouveaux services)

« Le Web social relie directement les internautes. Il répond à une logique d’échange, de partage, de conversation, de rencontre. Le Web social, c’est cet immense espace où nous, internautes, sommes producteurs de multiples informations et contenus, rendus publics en ligne, où la motivation essentielle est celle du partage.  »

Le Web social agricole est encore peu important proportionnellement au secteur Grand Public. A coté des forums des éditeurs il faut noter

- le forum Agricool (géré et modéré par des agriculteurs, 3500 membres)

- certains blogs (je pense notamment à Béret Vert)

- le site d’Agriavis (5500 membres) qui se structure progressivement comme un réseau social.

RDVAgri, aujourd’hui seul site à se présenter comme un réseau social spécialisé dans le monde de la production agricole, qui commence à explorer ce formidable outil pour les ventes directes (voir le rapport US Vin Tank)

- Viadeo dans le secteur para agricole avec quelques groupes spécialisés (AMAP, logiciels agricoles, agriculture durable, …)

La lettre de l’ACTA de Guy Waksman « Du coté du web et de l’informatique agricole » est à rattacher au web social agricole vu les nombreux avis et discussions que Guy rediffuse même s’il s’agit d’une newsletter.

60% des joueurs de SimAgri sont des agriculteurs.

Lundi 26 octobre 2009

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La spécificité agricole de ce jeu d’entreprise en ligne attire de plus en plus de monde notamment les jeunes et plus précisément les élèves des établissements scolaires agricoles. Ils y trouvent un moyen ludique de se former à la gestion d’une exploitation agricole.

logo-simagri

SimAgri va bientôt fêter ses 5 ans. Aujourd’hui 27 000 joueurs actifs (en progression de 20% par rapport à l’an dernier) affrontent les variations de cours, les caprices de la météo, les accidents sanitaires, … .
En octobre 9 salons régionaux d’élevage « GénétiSim » ont permis de sélectionner des animaux de 8 espèces (seul les bisons n’ont pas recueilli suffisamment de candidats) en vue des finales en décembre.
SimAgri ne cesse de se perfectionner en multipliant les productions (le maraîchage et le foie gras, sont les derniers arrivés) et les annonceurs ont la possibilités de prendre un stand sur le salon virtuel.

L’inscription est gratuite pour découvrir le jeu, puis 4€ la partie pour une campagne de 84 jours (un an accéléré 7 fois). L’abonnement annuel pour 4 campagnes revient à 10€.

Près de 7 500 ordinateurs travaillent en ligne pour Virtual Prairie !

Jeudi 22 octobre 2009

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En avril 2008 je vous avais parlé du projet Virtual Prairie de L’unité de recherche du CNRS 6553 ECOBIO, de Rennes 1. Son but est de comprendre les mécanismes naturels d’accroissement végétatif dans les systèmes écologiques complexes (du comportement individuel de la plante jusqu’aux interactions entre les espèces) par la reconstitution d’une prairie virtuelle.

Depuis, Virtual Prairie a pris de l’ampleur et les équipes se sont étoffées. Le deuxième programme réalisé avec Bonic, la plateforme de calcul distribué de l’université de Berkeley, a permis de modéliser un système herbacé, avec la mise en évidence des paramètres à activer pour obtenir le maximum de biomasse.

Actuellement se déroule la troisième étape, et près de 7 500 ordinateurs en ligne de 75 pays se partagent les calculs. Ce sont aussi bien ceux des chercheurs que les PC des particuliers comme vous et moi qui mettent, quand ils ne l’utilisent pas, la puissance de calcul de leur ordinateur à la disposition de la communauté.

Cette troisième étape du projet cherche à simuler les interactions de la prairie en fonction de son environnement (stress hydrique, apport d’azote, …) et établir un modèle opérationnel d’aide à la décision pour les gestionnaires.

Si vous voulez, vous aussi participer à ce projet, il suffit de s’inscrire et de télécharger un logiciel en ligne sur le site

Wibox, le Wimax d’Altitude Télécom, offre une alternative au satellite de Vivéole ou Nordnet, sur 13 départements

Mercredi 7 octobre 2009

logo-wibox logo-viveole logo-nordnet

Quelles sont les solutions si votre ligne téléphonique se situe en zone blanche (sans raccordement ADSL possible) ou grise (ADSL à 512 ou 1 Mo) ?

Pour pouvoir surfer correctement, mis à part les réseaux Wimax que certaines collectivités locales ont mis en place, jusqu’ici il n’y avait sur le marché que les offres par liaisons satellites principalement de Viveole et Nordnet, pour 29,90 € TTC par mois. (Voir l’ensemble des offres satellites sur le site d’Ariase)

Pour bénéficier de l’Internet Satellite, il suffit de disposer d’un Kit Satellite spécifique, que certains départements ou régions subventionnent (voir carte sur le site de Vivéole).

« Le Wimax est une technologie intéressante, à moderniser dans le temps, qui offre une solution cohérente pour les besoins des particuliers en termes de débits comme, bientôt, en mobilité », pour Altitude Télécom.

Wibox propose deux offres. La première, destinée aux particuliers, permet de surfer à raison de 2 Mbit/s pour 39 euros par mois, tarif supérieur aux offres ADSL courantes.

La seconde s’adresse aux petites entreprises avec un débit de 4 Mbits de débit. L’offre de téléphonie sur IP reste optionnelle (15 euros/mois) et les frais d’activation s’élèvent à 150 euros.

La réception du Wimax nécessite une antenne, à placer sur le toit, un convertisseur du signal radio en signal Ethernet et une « box » pour y relier ordinateurs et téléphone IP. Un équipement est prêté par Altitude. L’installation est à réaliser soit par l’exploitant soit par un installateur agréé (entre 150 et 250 euros environ).

Wibox est disponible depuis le 1er septembre dans 13 départements français (12, 14, 27, 31, 39, 55, 61, 64, 67, 72, 76, 79, 85, 71, 21, 89, 35).

D’’ici la fin de l’année, Altitude Télécom devrait enrichir Wibox de propositions ADSL.

Cette offre incitera t-elle Bolloré Telecom (20 licences régionales) ou Free (licence nationale achetée en 2005 à… Altitude Télécom) à sortir le Wimax de son marché de niche qui est le sien jusque là.

50 à 60 000 agriculteurs ne sont pas raccordables à l’ADSL.

Dimanche 4 octobre 2009

croquis-branchement-adsl

En février 2009, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) évaluait à 550 000 le nombre de lignes téléphoniques inéligibles à l’ADSL, soit 1,7 % de la population française.

Un sondage récent auquel nous avons pu procéder dans quelques départements sur les numéros des agriculteurs, nous donne de 10 à 13% de lignes téléphoniques inaccessible à l’ADSL. Ce qui signifie que 10% des Français non raccordables sont des agriculteurs …

Dans l’enquête 2008-2009 « Agrinautes êtes vous innovateurs ? » 6% des répondants avaient encore une connexion RTC. Mais 60% des Agrinautes bénéficiant de l’ADSL devaient se contenter d’une ligne à 528 ou 1Mo. Or aujourd’hui on estime que pour utiliser une application SIG en ligne (type télépac) ou pour visionner correctement une vidéo il faut disposer d’un débit de 2 Mo .

Pour tous ceux-là (RTC et ADSL à 528 ou 1Mo) le haut débit en 2 Mo est possible avec les offres par satellite ou par Wimax (si elles sont offertes sur le secteur géographique).

Pendant ce temps 200 000 internautes en France (dont votre serviteur) bénéficient déjà du très haut débit par fibre optique (40 Mo pour la TV et les services de vidéo à la demande, 20 Mo pour internet, plus le téléphone) …

Arrivée des constructeurs de machines à traire (et robots) sur le marché des logiciels de gestion de troupeau.

Lundi 28 septembre 2009

la-vache-et-lordinateur

Mes résultats sont-ils bons ?

L’élément nouveau du Space de cette année réside dans l’arrivée des constructeurs sur le marché des logiciels de suivi et gestion de troupeau sur le terrain des éditeurs spécialisés (controles laitiers, Isagri, …).

Ainsi Boumatic lance un logiciel de suivi de troupeau, Smartdairy, simultanément en Europe et aux USA.

PackoFullwood présente un “minilab” analyseur de lait (TB, TP, Cellules, lactose, sang, …) avec logiciel de suivi.

Lely propose une gestion de la distribution des concentrés à la vache, en fonction du coût de l’aliment, du prix du lait et de la réponse de la vache… au kg de concentré supplémentaire. Les éleveurs ont également accès à une comparaison en ligne avec les autres éleveurs utilisant le même système.

Dairy master, CTA milk, Cow house, Smart Dairy, Fullwood, Agricow, Farm Technologies … et pourtant nous sommes au hall 11 du Space 2009 à Rennes. La France doit compter environ 2000 robots.

Lundi 28 septembre 2009

Vache au balcon

Les principales marques de machines à traire du marché français ont disparu en quelques années, absorbées par des sociétés étrangères. Il ne reste ni fabrication*, ni bureau d’études en France. Les principaux acteurs sont européens : Lely, Delaval (absent du Space), Fullwood, …) ou américains (Boumatic, …) .

Le développement des robots de traite continue et le territoire français doit compter 2 000 robots environ (2 500 stalles) avec une grande majorité de Lely. Si les délais de livraison se sont réduit et les commandes en stand by pour cause de non lisibilité sur le marché du lait, les projets sont toujours là.

*A noter que GEA prévoit de transférer une partie de sa fabrication d’Allemagne à Dijon.

FairMilkTV, une webTV qui met le direct à la portée de tous les grévistes du lait.

Vendredi 18 septembre 2009

fairmylktv

Les grévistes du lait se sont dotés d’un outil innovant sur Internet fairmilktv.com. Avec une simple webcam, un PC et une liaison ADSL les animateurs de la grève retransmettent en direct les réunions, discussions et interventions des uns et des autres.

La production est complètement décentralisée, la télé est à la disposition de tous les acteurs du mouvement. Bien sûr la qualité n’est pas celle des professionnels de la production audiovisuelle, mais c’est du direct, du vécu et l’impact est certainement là. En moins d’un mois le site dépasse les 30 000 visites.

Une sélection des meilleurs moments d’infos passe en arrière fond en attente de directs. Les horaires des informations en direct sont communiquées par mail ou sur le site apli-nationale.org. Tous les soirs à 20 heures la chaîne diffuse une conférence de presse.

Autre aspect nouveau : le site est composé de trois flux, Français, Belge et Allemand. Cette approche est complètement différente de la traduction d’un site en plusieurs langues. Ici nous sommes dans le « Web 2.0″ l’information n’est pas descendante, mais collaborative.

Ce site a été réalisé par un agriculteur Jean Luc Picourlat, connu pour ses applications développées avec SOFTIVERT, en utilisant le site de streaming Justin.tv.

Il commercialise également ce service pour des colloque, réunions, … pour un budget de l’ordre de 500 € pour une manifestation.

24 000 dossiers TéléPAC en plus cette année.

Lundi 14 septembre 2009

evolution-telepac-2009

117 000 télédéclarations sont parvenues dans les délais (15 mai) cette année soit 24 000 de plus que l’an dernier, portant ainsi la part des dossiers dématérialisés à 31 % cette année. 84 000 ont été signés soit directement par l’agriculteur soit via une structure (CER, Chambre, …). On peut estimer que 40 000 agriculteurs ont fait leur télédéclaration seuls depuis leur exploitation tandis que 260 000 ont retourné un dossier papier.

Les écarts sont importants d’un département à un autre, 9 départements ont atteint ou dépassé le seuil de 50% de dossiers en ligne (le Lot et l’Yonne dépassant même 80%). A l’opposé 8 départements n’ont pas atteint 15 % (les Alpes-Maritimes et la Savoie restant en dessous de 10%). 8 départements ont réalisé plus de 3 000 dossiers (dont les 4 bretons, la Mayenne, l’Aveyron, le Lot et les Pyrénées-Atlantiques).

Apparemment les systèmes de production  ne sont pas la seule explication de ces écarts, pas plus que les « zones blanches ».

Notons que les Pays-Bas, avec les mêmes contraintes européennes,  atteignent 70% de télédéclarations cette année, dont 45% en autonome contre 1/3 en France.

Le Ministère de l’Agriculture s’est fixé un objectif ambitieux : 80% de télédéclarations d’ici 3 ans soit 70 000 dossiers papiers seulement.

Changer les habitudes de 50% des agriculteurs en 3 ans est un beau challenge qui devrait dynamiser l’ensemble de la filière de l’Internet agricole.