Dernières déclarations de naissance sur minitel le 30 juin.

Irréductibles minitélistes, un petit millier d’éleveurs vont devoir se résoudre à débrancher leur vieux minitel.
Il était toujours en service au bureau ou dans l’étable après 28 ans de connexion. La poussière, l’humidité, les courts circuits, les chocs ne lui avaient même pas fait rendre l’âme.
Bien sûr, il est 2 000 fois moins véloce qu’internet sur nos téléphones mobiles, mais nous ne le changions pas tous les 2 ans.
Rien n’était plus facile pour déclarer la naissance du dernier veau : une mise sous tension avec un doigt, une porteuse ( ah le doux bruit du minitel !) 3614 ou 3615, ARSINOE, GUILL, GUITEL, … et il n’y a plus qu’à s’identifier et donner le N° de la mère.
Le temps de démarrage et de connexion du minitel était bien plus rapide que celui de l’ordinateur de la ferme, sans ADSL.
Aujourd’hui, l’appareil est encore très utilisé pour les éleveurs situés dans une zone blanche inaccessible au haut-débit.

Le 30 juin les derniers services minitel vont cesser d’émettre.

« Ce qu’on va faire à la disparition du Minitel… ?
Comment faire pour les déclarations de naissance, la demande d’équarrissage, les cours du marché du porc et le classement des animaux à l’abattoir ? on ne sait pas, regrette un éleveur. Pourtant, on n’a pas le choix ».

Le minitel et ses services ont été les premiers outils numériques interactifs à pénétrer dans bon nombre de fermes. Ils ont permis d’initier et de former énormément d’agriculteurs et de techniciens.
En temps qu’ancien acteur de ce mouvement, je ne peux que saluer et remercier les concepteurs de cette technologie (le CCETT) et son diffuseur : France Télécom.