Réseaux « Les NTIC en Agriculture

Archive pour la catégorie ‘Réseaux’

64% des habitants en zones rurales disposent d’internet contre 83% des urbains des grandes agglomérations françaises.

Dimanche 28 février 2010

Taux accés internet agri et foyer

Le CREDOC a publié son enquête annuelle :  « diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société française ».

En un an le taux d’accès à Internet a progressé de 6 points pour atteindre 67% avec une forte disparité entre les grandes agglomérations et les campagnes : 64% en zones rurales contre 86% dans les grandes villes.

Compte tenu de ces éléments,  aujourd’hui environ 63% des exploitations françaises disposent d’internet soit 190 000 exploitations professionnelles (230 000 toutes activités).

On ne peut que regretter que la profession d’agriculteur ait disparu dans la dernière vague de l’enquête du CREDOC , nous ne disposons donc plus de cette information. Néanmoins,  compte tenu des différentes éléments dont nous avons connaissance,  les agriculteurs ne se sont pas comporté différemment de l’ensemble de la population française.

Pour le secteur agricole nous n’aurons pas d’éléments précis officiels sur l’équipement informatique et internet des exploitations avant les résultats du RGA (les premières enquêtes sont en cours) vraisemblablement en 2011.

Evolution de l’équipement internet des agriculteurs.

Mercredi 24 février 2010

Evolution de l'équipement internet des agriculteurs

Evolution du nombre total d’exploitations agricoles et des exploitations « professionnelles » utilisant internet (Sources Agreste jusqu’en 2007, estimations NTIC pour 2008 et 2009).

En 2007 l’Insee chiffrait dans son enquête structures bisannuelle à 45% le taux d’équipement internet des exploitations agricoles françaises.
Depuis,  les études annuelles du Credoc font état d’une progression de 14 points en 2 ans pour l’ensemble de la population française et d’un taux en 2009 de 64% dans les zones rurales.
Aujourd’hui 63 % des exploitants sont équipés d’un PC et 50% (63% pour les exploitations professionnelles) disposent d’internet dont 90% en ADSL; mais 60% n’atteignaient pas 2Mo (enquête Agrinautes 2008/2009).

Agriprobox, tout en location : ordinateur, réseau haut débit, applications professionnelles, maintenance sur site et assistance en ligne.

Mercredi 9 décembre 2009

Agriprobox ecran

L’Agribox est un concept unique en France tant dans le package (hard, soft et réseau), la garantie haut débit  (>2 Mo quelque soit le lieu et les possibilités techniques, ADSL, Wimax ou satellite) que dans la péréquation tarifaire pour contre-balancer la fracture numérique.

Un test d’éligibilité récent a permis de quantifier les conditions d’accès à un débit >2Mo en Haute Vienne : 50% Wimax, 20% ADSL et 30% satellite.

A coté du matériel (écran, processeur, disque dur (160 Go), clavier,  souris et parabole si nécessaire), cette box intègre un accès haut-débit sécurisé, une interface ergonomique intuitive, un bouquet de logiciels professionnels et des outils de communication avancés (mail, téléphonie, visio-conférence, internet).

Avec le routeur intégré dans la Box il est possible, de se connecter en Wifi avec un autre poste pour les usages personnels et familiaux.

Concrètement, c’est une solution Open source construite sous Linux avec Firefox comme navigateur. Toutes les applications sont en lignes avec 6 icônes : mesp@arcelles, Synel (identification et gestion de troupeau), Synagri (intranet  de la Chambre régionale d’agriculture), la messagerie en webmail, l’accès internet, la visio que développe les Chambres auxquels s’ajoute 4 icônes pour les différentes fonctions d’OpenOffice : calculer, écrire, fichiers et présenter. La porte n’est pas fermée à d’autres applications professionnelles à condition qu’elles soit en ligne.

La location comprend une assistance-maintenance sur site à J+2 ! Le premier niveau est gérer par la SSII Cornut Informatique tant pour les problèmes informatiques que réseau (Axione gestionnaire du réseau Dorsal) puis alerte le conseiller agricole du secteur (en deuxième niveau) s’il s’agit d’une difficulté applicative.

Le  » pack « , livré clé en main, est à 39,90€/mois, tout compris, avec un engagement sur 3 ans et 420 € pour l’installation.

Aujourd’hui une vingtaine d’agriculteurs sont équipés et la chambre reçoit 5 à 10 demandes par semaine, sans qu’il n’y ait eu de communication particulière vers les agriculteurs.

La Chambre d’Agriculture de la Haute-Vienne s’est fixée l’objectif de connecter 1 000 agriculteurs à Agriprobox d’ici un an.

Ce concept, en cours d’extension à d’autres départements et régions, est certainement une bonne solution pour répondre aux deux obstacles majeurs à la réduction de la fracture numérique l’absence d’équipement informatique chez 40% des agriculteurs et l’hétérogénéité du réseau internet en milieu rural.

Wibox, le Wimax d’Altitude Télécom, offre une alternative au satellite de Vivéole ou Nordnet, sur 13 départements

Mercredi 7 octobre 2009

logo-wibox logo-viveole logo-nordnet

Quelles sont les solutions si votre ligne téléphonique se situe en zone blanche (sans raccordement ADSL possible) ou grise (ADSL à 512 ou 1 Mo) ?

Pour pouvoir surfer correctement, mis à part les réseaux Wimax que certaines collectivités locales ont mis en place, jusqu’ici il n’y avait sur le marché que les offres par liaisons satellites principalement de Viveole et Nordnet, pour 29,90 € TTC par mois. (Voir l’ensemble des offres satellites sur le site d’Ariase)

Pour bénéficier de l’Internet Satellite, il suffit de disposer d’un Kit Satellite spécifique, que certains départements ou régions subventionnent (voir carte sur le site de Vivéole).

« Le Wimax est une technologie intéressante, à moderniser dans le temps, qui offre une solution cohérente pour les besoins des particuliers en termes de débits comme, bientôt, en mobilité », pour Altitude Télécom.

Wibox propose deux offres. La première, destinée aux particuliers, permet de surfer à raison de 2 Mbit/s pour 39 euros par mois, tarif supérieur aux offres ADSL courantes.

La seconde s’adresse aux petites entreprises avec un débit de 4 Mbits de débit. L’offre de téléphonie sur IP reste optionnelle (15 euros/mois) et les frais d’activation s’élèvent à 150 euros.

La réception du Wimax nécessite une antenne, à placer sur le toit, un convertisseur du signal radio en signal Ethernet et une « box » pour y relier ordinateurs et téléphone IP. Un équipement est prêté par Altitude. L’installation est à réaliser soit par l’exploitant soit par un installateur agréé (entre 150 et 250 euros environ).

Wibox est disponible depuis le 1er septembre dans 13 départements français (12, 14, 27, 31, 39, 55, 61, 64, 67, 72, 76, 79, 85, 71, 21, 89, 35).

D’’ici la fin de l’année, Altitude Télécom devrait enrichir Wibox de propositions ADSL.

Cette offre incitera t-elle Bolloré Telecom (20 licences régionales) ou Free (licence nationale achetée en 2005 à… Altitude Télécom) à sortir le Wimax de son marché de niche qui est le sien jusque là.

50 à 60 000 agriculteurs ne sont pas raccordables à l’ADSL.

Dimanche 4 octobre 2009

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En février 2009, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) évaluait à 550 000 le nombre de lignes téléphoniques inéligibles à l’ADSL, soit 1,7 % de la population française.

Un sondage récent auquel nous avons pu procéder dans quelques départements sur les numéros des agriculteurs, nous donne de 10 à 13% de lignes téléphoniques inaccessible à l’ADSL. Ce qui signifie que 10% des Français non raccordables sont des agriculteurs …

Dans l’enquête 2008-2009 « Agrinautes êtes vous innovateurs ? » 6% des répondants avaient encore une connexion RTC. Mais 60% des Agrinautes bénéficiant de l’ADSL devaient se contenter d’une ligne à 528 ou 1Mo. Or aujourd’hui on estime que pour utiliser une application SIG en ligne (type télépac) ou pour visionner correctement une vidéo il faut disposer d’un débit de 2 Mo .

Pour tous ceux-là (RTC et ADSL à 528 ou 1Mo) le haut débit en 2 Mo est possible avec les offres par satellite ou par Wimax (si elles sont offertes sur le secteur géographique).

Pendant ce temps 200 000 internautes en France (dont votre serviteur) bénéficient déjà du très haut débit par fibre optique (40 Mo pour la TV et les services de vidéo à la demande, 20 Mo pour internet, plus le téléphone) …

Agrinautes êtes-vous innovateurs ? Evolutions probables des équipements et des usages dans les années à venir.

Vendredi 5 juin 2009

Interview de Christian Gentilleau à l’ACTA :

Evolution des usages et des équipements dans les prochaines années.

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Agrinautes êtes-vous innovateur ? La fracture numérique existe aussi avec un ADSL à bas débit.

Mercredi 3 juin 2009


Interview de Christian Gentilleau à l’ACTA :
La fracture numérique vue par les Agrinautes en 2008 : RTC, ADSL du pauvre et haut débit.

Fracture numérique : les habitants de Tréflévenez montent « un réseau rural » (RAN) pour couvrir la zone blanche de leur commune.

Dimanche 10 mai 2009

ran

Un RAN (Rural Area Networks) est un réseau informel d’habitants qui se regroupent autour de connexions sans fil (Wifi). Ils montent eux-mêmes leur réseau dont ils sont responsables et deviennent ainsi leur propre fournisseur d’accès internet.

Las d’attendre les opérateurs, une quinzaine d’habitants de la commune de Tréflévénez (280 habitants) se sont regroupés fin 2008  en association pour étudier les possibilités techniques et financières de créer leur propre réseau.

L’association TréflévéNet, a préalablement évalué les solutions alternatives existantes et consulté les différents fournisseurs du marché (traditionnels et alternatifs). France Télécom qui proposait d’installer un NRA (noeud de raccordement d’abonnés) dans la commune a été très vite été écarté à cause de son coût très élevé. Toutes les possibilités ont été étudiées dont celle du satellite. Finalement, et après de nombreux échanges avec le seul RAN de Bretagne (lekermeur.net), la technologie Wifi est retenue.

Concrètement, un pont réseau de plus de 2 km entre la commune voisine couverte par le haut débit et Tréflévénez est tout d’abord réalisé ainsi que l’ouverture et l’installation d’une ligne servant de point d’entrée.

Le backbone est ensuite installé et chaque foyer adhérent à l’association est équipé d’une antenne-routeur. Un abonnement haut débit de la société CELESTE est alors choisi (ADSL garanti 18 Mb/s) pour permettre à chaque foyer de bénéficier d’un débit minimum initial de 1,5 Mb/s. L’ensemble représente un investissement de 4500 €.

L’administration et la maintenance du réseau sont assurées par une équipe technique de l’association TréflévéNet.

Pour y accéder, le droit d’entrée est de 150 € et l’abonnement mensuel est de 25 €. L’association gère aujourd’hui 14 abonnés dont 2 agriculteurs (sur la dizaine que compte la commune).

Pour Loïc Plassart, ingénieur et animateur de l’association, « un réseau comme le nôtre peut effectivement rendre de grands services aux zones souvent isolées que sont les exploitations agricoles. J’ajoute que les bâtiments et installations généralement existantes (hangar, silos, etc.) constituent des points hauts permettant de réaliser aisément des liaisons hertziennes entre sites. Nous utilisons d’ailleurs le sommet d’un hangar agricole pour héberger un relais… ».

Pourquoi cette réalisation ne donnerait-elle pas de nombreuses idées aux Agrinautes en RTC qui attendent avec impatience le haut débit ?

1er réseau coopératif de MtoM en agriculture : La CUMA des viticulteurs de Saint Emillion met en place un réseau de collecte d’informations sans fil de machine à machine.

Vendredi 20 mars 2009

Logo CUMA

Pour optimiser la collecte des eaux usées des chais de ses 250 adhérents, la CUMA des effluents vinicoles de Saint Emilion a mis en place une gestion automatisée, sans fil, du suivi des niveaux des cuves.

Chaque cuve est équipée d’un système « sondes + modems », livré clés en main aux adhérents de la coopérative, « Kit » qui s’adaptent à tous les modèles de réservoirs.

La centralisation des données et leur traitement, via le réseau mobile GSM, est entièrement automatisée. Une négociation avec Bouygues Telecom a permis de renforcer la couverture GSM sur la zone de Saint Emilion, pour joindre les exploitations de tous les adhérents.

Les modems collectent quotidiennement les données des sondes de remplissage des réservoirs des différents chais et les transmettent de nuit au centre de contrôle. Ce dernier optimise les tournées des camions de collecte des eaux usées jusqu’à la station d’épuration, construite pour traiter les effluents de 2000 ha.

La société  Erco & Gener a adapté un modem aux conditions climatiques et aux exigences particulières de l’application, notamment d’humidité et de température avec une plage de -10° à +55°.

Ce type d’applications M2M (objets communicants reliés à des réseaux cellulaires) devrait se développer rapidement dans la filière agricole, pour optimiser la logistique des livraisons et des enlévements.

Enquêtes Agrinautes 2008 : au delà du besoin d’ADSL, les agriculteurs demandent le haut débit pour tous.

Samedi 14 mars 2009
Taux d'équipement et débit ADSL des Agrinautes 2008

Taux d'équipement et débit ADSL des Agrinautes 2008

L’enquête Agrinautes 2008 sortie ces jours-ci, met en évidence une demande importante de réseau à haut débit.

L’un des griefs principaux qui revient dans les commentaires concerne le débit de l’accès internet.

« Pour pouvoir avancer sur le domaine de l’INTERNET il faudrait avoir accès à l’ADSL et ne pas faire parti des isolés! »
D’une part il y a  ceux qui n’ont pas l’ADSL et qui ont le sentiment d’être considérés comme laissés pour compte, et d’autre part ceux qui sont déçus de l’ADSL bas débit.

Ce fait nouveau concerne 28% des Agrinautes qui doivent travailler avec un l’ADSL à 512 Ko  :
« les vidéos, les formations par internet ne sont pas accessibles pour nous, trop long à charger »
« j’ai un abonnement de 1 mg mais un débit de 600 et des coupures journalières donc extra l’internet mais à quand du véritable débit pour tout le monde ?  »

Cette forte proportion d’internautes à bas débit (ADSL), ajoutée à ceux qui sont restés en réseau commuté (RTC), explique certainement que seuls 60% des Agrinautes regardent les vidéos. (enquête Agrinautes 2008/09)