2/3 des exploitations agricoles ultilisent internet pour leur besoins professionnels

L’enquête 2013 Agrinautes-Agrisurfeurs est redressée en fonction des résultats du RGA de 2010.

En 2010 le RGA dénombrais 195 000 exploitations professionnelles connectées soit 64%.

En 2013 nous ne devons pas être loin des 70%.

Les taux de connections, décomptés en 2010, les plus élevés se situent dans les départements du bassin parisien (autour de 70%) et dans l’Ouest en Bretagne et Pays de Loire (entre 57 et 70 %).

Les départements ayant le plus d’agrinautes en 2010 étaient les Côtes d’Armor (5 000), l’Ille et Vilaine (4 900), la Gironde (4 700) et le Finistère (4 300).

J’aurai le plaisir de présenter les résultats de l’enquête Agrinautes Agriseurfeurs 2013 BVA-TicAgri au SPACE,

Mardi 10 septembre à 14h30, salle D, (près du Hall 2-3)

Nombre de places limitées.

Pour vous inscrire, contacter Angélique au 03 44 06 68 14 ou agouchet@terrre-net-media.fr

Enquête Agrinautes Agrisurfeurs 2013 : la fracture numérique subsiste.

Les premiers résultats de l’enquête Agrinautes Agrisurfeurs confirment les enquêtes précédentes.

Seulement 34% des agrinautes disposent d’un débit supérieur à 2 Mb/s quasiment le même pourcentage que l’année précédente. De même, la proportion des connexions à très faible débit (1 Mb/s ou moins) représente toujours un agrinaute sur deux. Autant dire qu’un Agriseurfeur sur deux ne peut pas profiter des vidéos ou utiliser les services cartographiques, par exemple !

J’aurai le plaisir de présenter les résultats de cette étude BVA et NTIC Conseil au Space,

Mardi 10 septembre à 14h30, salle D, espace Adminsitration (près du Hall 2-3).

Nombre de places limitées.
Pour vous inscrire, contacter Angélique au 03 44 06 68 14 ou agouchet@terrre-net-media.fr

Plus du quart des Agrinautes avait un débit internet insuffisant en 2011.


Dans l’enquête Agrinautes de 2011-2012, 27% n’avaient toujours pas un débit internet supérieur à 512 kb/s et seuls 34% pouvaient utiliser confortablement leurs services professionnels avec une vitesse supérieure à 2 Mo.

L’enquête Agrinautes-Agrisurfeurs en cours devrait nous montrer à quelle vitesse se résorbe la fracture numérique.

Dernières déclarations de naissance sur minitel le 30 juin.

Irréductibles minitélistes, un petit millier d’éleveurs vont devoir se résoudre à débrancher leur vieux minitel.
Il était toujours en service au bureau ou dans l’étable après 28 ans de connexion. La poussière, l’humidité, les courts circuits, les chocs ne lui avaient même pas fait rendre l’âme.
Bien sûr, il est 2 000 fois moins véloce qu’internet sur nos téléphones mobiles, mais nous ne le changions pas tous les 2 ans.
Rien n’était plus facile pour déclarer la naissance du dernier veau : une mise sous tension avec un doigt, une porteuse ( ah le doux bruit du minitel !) 3614 ou 3615, ARSINOE, GUILL, GUITEL, … et il n’y a plus qu’à s’identifier et donner le N° de la mère.
Le temps de démarrage et de connexion du minitel était bien plus rapide que celui de l’ordinateur de la ferme, sans ADSL.
Aujourd’hui, l’appareil est encore très utilisé pour les éleveurs situés dans une zone blanche inaccessible au haut-débit.

Le 30 juin les derniers services minitel vont cesser d’émettre.

« Ce qu’on va faire à la disparition du Minitel… ?
Comment faire pour les déclarations de naissance, la demande d’équarrissage, les cours du marché du porc et le classement des animaux à l’abattoir ? on ne sait pas, regrette un éleveur. Pourtant, on n’a pas le choix ».

Le minitel et ses services ont été les premiers outils numériques interactifs à pénétrer dans bon nombre de fermes. Ils ont permis d’initier et de former énormément d’agriculteurs et de techniciens.
En temps qu’ancien acteur de ce mouvement, je ne peux que saluer et remercier les concepteurs de cette technologie (le CCETT) et son diffuseur : France Télécom.

58% des agriculteurs sont connectés à internet en Bretagne.


Source : AGRESTE – DRAF Bretagne – RGA 2010.

En 3 ans le taux d’accès à internet des agriculteurs bretons est passé de 40 à 58% d’après les premiers résultats provisoires du RGA 2010.
Les éleveurs spécialisés sont les plus équipés (77% pour les élevages porcins, 69% pour les laitiers, 61% pour les exploitations avicoles), à l’exception des éleveurs de viande bovine.
Les cultivateurs bretons sont 2 fois moins connectés en moyenne.
Si la progression nationale depuis 2007 est la même, les Agrinautes français représenteraient environ 65% en 2010.

Des Hotspots et des vaches !


Mais les vaches et les Hotspots ne se côtoient guère puisque les points d’accès mobiles sont fournis par les Box des abonnés ADSL ou fibre.
Là où il y a des vaches il n’y a que très peu de Hotspots et là où il y a des hotspots en quantité il y a peu de chance de rencontrer des vaches.
Qu’en pensent les agriculteurs qui sont en Edge ou en zone blanche ?
« Moi qui habite un petit village (50hab vaches comprises) j’attends depuis de trop nombreuses années un réseau correct (J’appelle correct la possibilité d’appeler sans devoir aller au bout du jardin pour avoir 2 barres de réseau) ».

Arrêt définitif des services minitels le 30 juin 2012. Rapportez votre minitel à Orange.


« Que faire de son vieux minitel ? » est une question qui arrive régulièrement sur le blog Ticagri.
Légalement France Télécom est obligé de les reprendre, comme tous les appareils électro-ménager « blanc ou brun », mais FT n’y tiens pas.
Pourquoi ne pas apporter votre minitel en reprise de votre nouveau téléphone ? C’est à France Télécom (Orange) de recycler et non au consommateur de le mettre dans la benne à ordure.

Très Haut Débit : l’état subventionnera 200 à 350 € par prise dans les secteurs non couverts par les déployements des opérateurs privés.

Les projets des collectivités soutenus pourront comprendre d’une part un volet « déploiement de réseaux en fibres optiques jusqu’à l’abonné (FTTH) » (utilisateurs résidentiels et non    résidentiels)    et    d’autre    part    un    volet    « technologies    alternatives » (modernisation des réseaux filaires, déploiement de réseaux hertziens terrestres et équipement satellitaire) :
• FTTH :
Afin de mettre en œuvre une péréquation entre les territoires, le Gouvernement prendra en charge entre 33% et 45% du besoin de subvention publique aux déploiements FTTH, dans la limite d’un montant maximum par prise compris entre 200 et 350 €, selon l’importance des zones rurales dans chacun des départements.

Des prêts pourront être accordés aux opérateurs privés choisis comme délégataires au terme d’une procédure ouverte dans le cadre de tels réseaux d’initiative publique, qui en assurent la commercialisation et assument le besoin de trésorerie correspondant. Le montant du prêt sera plafonné à 100 € par prise FTTH.

•Technologies alternatives :
Le besoin en subvention publique du volet « technologies alternatives » pourra être soutenu à un taux maximum compris entre 33% et 45%, dans la limite d’un montant maximum par accès. La subvention pour le déploiement d’un réseau hertzien terrestre et le soutien à l’équipement satellitaire sera ainsi plafonnée à 100 euros par client desservi.

Les projets des collectivités seront soutenus au fur et à mesure de leur élaboration (« guichet fil de l’eau » pour 900 millions au total). Le guichet de financement du FSN destiné aux projets de réseaux d’initiative publique sera ouvert à l’été 2011.
Seuls les projets présentés au minimum à l’échelle du territoire d’un ou plusieurs départements seront soutenus, pour les zones où le FTTH n’arrivera pas avant 2025.
La condition de « recherche d’un calendrier de déploiement favorisant (à coûts maîtrisés) la couverture prioritaire des communes portant les principaux services et zones d’activité économiques » pose un point d’interrogation quand à la prise en compte de l’activité agricole qui par nature est dispersée sur le territoire.

Les services Minitel vivent leurs derniers mois.

Après 27 ans de bons et loyaux services du Minitel, France Télécom doit interrompre, à l’automne, son réseau X25 (le réseau sur lequel se connectent les minitels) faute de revenus suffisants et de compétences (tant internes que chez les constructeurs) pour le maintenir.

Pourtant il reste encore 30% (1) des éleveurs qui n’ont pas accès à internet et 14% des éleveurs qui, bien qu’ayant internet, utilisent le Minitel pour leurs besoins professionnels (Enquêtes Agrinautes 2010) . Notamment dans les zones sans ADSL, il reste plus pratique pour les déclarations de naissance ou pour la demande de ramassage de l’équarrisseur.

En 2009, au niveau national, les déclarations de mouvements d’animaux par minitel représentaient encore 7% de l’ensemble des bovins, avec des variations régionales très fortes : 25% en Bretagne (20% en 2010),  40% dans l’Orne par exemple (1).

On peut s’attendre à un retour au papier pour une partie des éleveurs non informatisés !!!

(1) (Enquête 2010 Institut de l’élevage).



Très faible augmentation des connectés en milieu rural, d’après le Credoc.

Si la proportion de personnes disposant d’une connexion internet à domicile a augmenté de 4 points en 1 an (71% pour l’ensemble des Français) le taux des habitants des communes de moins de 2000 habitants (1) ne progresse que d’un petit point pour se fixer à 65%. L’année précédente la progression était de 6% dans les 2 cas.

Visiblement le déploiement de l’ADSL a surtout profité aux habitants des communes de 2 000 à 20 000 habitants dont le taux de connexion grimpe de 10 points en un an.

(1) depuis 2009 nous n’avons plus la différentiation de la profession agricole.