Archive pour la catégorie 'Robotique'

Conférence de presse sur les résultats de l’enquête “Agrinautes” avec la participation de l’OJD.

Mardi 6 mai 2008

Enquête Agrinautes

Qui sont les Agrinautes ?
Quels sont leurs équipements technologiques ?
Quelles sont leurs pratiques du Web-agricole ?
Quelles évolutions par rapport à 2006 ?
Quelles sont leurs attentes ?
Quels sont les sites les plus consultés ?

Vendredi 23 mai de 9h30 à 12h00 à la Maison Nationale des Éleveurs, 149 rue de Bercy, PARIS, Métro Bercy ou Gare de Lyon.
Présentation des grandes lignes des résultats 2007 par Pierre MARIN (IDDEM) et Christian GENTILLEAU (NTIC AGRI CONSEIL)

L’enquête 2007 “Agrinautes êtes-vous innovateurs ?”, avec 800 réponses à une centaine de questions entièrement consacrées aux Technologies de l’Information et de la Communication, permet de dresser une carte des usages et besoins des agriculteurs en 2007 ainsi que leur évolution par rapport à l’enquête 2006.

Cette enquête extérieure aux différents portails permet, entre autre, de positionner l’audience des différents services de l’internet agricole domaine par domaine (Météo - Cours et marchés - Actualités agricoles - Achats professionnels - Petites annonces - Informations techniques - Données d’élevage - Données des cultures - Images satellites - Sites administratifs - Moteurs de recherche - Formations - Newsletters) et de mesurer les évolutions d’une année sur l’autre.

Cette présentation sera suivit d’une intervention de Jean-Paul DIETSCH (Responsable du Bureau Internet OJD) : rôle de l’OJD et les différents outils de mesure. Elle devrait permettre d’éclairer et de poursuivre la discussion qui se déroule dans ce blog sur le trafic et l’audience des principaux portails agricoles français.

Pour plus d’informations : contact@tic-agri.com

Agriculture de précision. L’épandage “à la buse” existe déjà aux Etats Unis.

Mardi 22 janvier 2008

Mitchell Clay se permet de traiter transversalement sans épandre sur la bande enherbée ; pour une meilleure compréhension la vidéo comporte même un ralenti et un “passage pédagogique” mis en scène et en musique.
Avec une bonne cartographie, une excellente précision en GPS-RTK et une commande à la buse, les bandes enherbées ne font plus perdre de temps.

Habituellement la zone située autour de ces bandes se traite lors d’un passage spécifique. La fermeture automatique des buses, localisée au centimètre près permet de faire le même travail en économisant 30 % de temps et de réduire l’utilisation de produits phyto de 20 %.

L’ensemble utilise les technologies des sociétés Trimble, Navcom et Capstan.

Désherbage sélectif expert de deuxième génération avec le Très Haut Débit Mobile.

Vendredi 16 novembre 2007

Drone

Un drone (petit avion sans pilote) de EASF (Entreprise Agricole Sans Fil) muni d’un GPS filme les parcelles de blé à désherber de Pierre François.

Grâce à son abonnement au réseau sans fil à Très Haut Débit Mobile ouvert depuis 2012 le Drone transmet ses images au système expert situé au siège d’EASF.

Ce dernier analyse les images et dresse une cartographie précise (à 2 cm près grâce au GPS RTK) des plantes présentes sur la parcelle. Lorsqu’il ne reconnait pas une plante il se connecte à l’Université Agricole de Bonn ou au serveur expert de l’INRA qui possèdent des bases de données et un système de reconnaissance bien plus précis.

Cette cartographie végétale est transformée par le système en programme d’application d’herbicides point à point en fonction des mauvaises herbes détectées, de leur stade, du degré d’infestation et des matières actives disponibles dans les cuves de l’épandeur d’EASF présent sur le terrain.

Le programme de désherbage est transmis en direct, via le réseau sans fil à Très Haut Débit Mobile sous forme de cartographie précise, à l’épandeur d’EASF.

Pierre François bénéficie ainsi d’un service qui lui permet d’économiser 50 % sur les matières actives épandues, économie répondant aux directives européennes et couvrant les frais de d’intervention d’EASF.

J’ai oublié de vous signaler que l’exploitation de Pierre est située en Pologne qui possède un réseau mobile à très haut débit sur tout son territoire depuis 2012 alors que la France a préféré attribuer les fréquences basses (disponibles depuis l’arrêt de la télévision analogique) à une chaîne de télévision mobile interactive, sans laisser de place au Très Haut Débit Mobile …

Tout ceci est imaginaire bien sûr, à la différence que toutes les techniques sont présentes et ne demandent qu’un environnement propice pour se développer et le Très Haut Débit Mobile est un point déterminant.

En combinant vidéo, détection automatique des plantes, GPS et commande électronique des buses, les NTIC peuvent permettre de réduire de 50% les apports d’herbicides.

Samedi 10 novembre 2007

Détection herbes par caméra Turbo Université Bonn

Un certain nombre de centres de recherche et d’universités travaillent à partir de leurs brevets sur la mise au point d’épandeurs intelligents connectés (Université Agricole de Bonn et de Hohenheim à Stuttgart en Allemagne, le centre de recherche Byghom au Danemark, Université de Manchester….) avec des entreprises de matériels agricoles (Kverneland-Rau, Hardi, John Deere…).

Cette approche est basée sur une reconnaissance automatique des plantes filmées (en passage préalable ou en temps réel devant le pulvérisateur) par un système expert.

En fonction de la nature de l’herbe détectée le système commande la pulvérisation d’un herbicide (ou d’un mélange) à partir des produits disponibles dans ses citernes.

Le système expert de reconnaissance est déjà au point pour les tubercules et en cours de fiabilisation pour les céréales.

Reconnaissance automatique plantes

La prise de vue étant faite avec GPS le pulvérisateur va choisir le tronçon (ou mieux les buses) à alimenter lors du passage au dessus des herbes.

Le groupe Kverneland teste notamment un épandeur RAU qui fonctionne en 2 passages avec de bons résultats.

Pulvérisateur sélectif RAU Kverneland

Cette approche est complémentaire de celle du robot intelligent autonome développé notamment aux USA par l’université de l’Illinois Urbana-Champaign (voir blog ticagri de janvier) qui correspond plutôt aux cultures spécialisées.

Selon les chercheurs, ces techniques devraient permettre de réduire de 40 à 60 % les quantités d’herbicides utilisées dans les toutes prochaines années.

L’objectif du Grenelle de l’environnement est donc atteignable sans pour cela diminuer la production.

Les TIC au forum des nouvelles technologies agricoles à Deauville.

Vendredi 7 septembre 2007

Farmstar NTIC-agri

La Normandie a commencé très tôt à se préoccuper du développement des TIC au service des agriculteurs. Elle a su dès 1984 fédérer la quasi totalité des acteurs institutionnels pour la mise en place d’une grande banque de données qui au travers de Guillaume Tel, offrait à l’agriculteur une version Minitel, des services que l’on retrouve maintenant sur le Net (messagerie, météo, avertissements phyto-sanitaires, informations techniques, revue de presse, cours et marchés, données individuelles, suivi de troupeau, calcul de ration, plan de fumure, …).

Aujourd’hui l’agriculture Normande continue dans cette voie et présente à Deauville le 27 septembre quelques-unes des innovations technologiques qu’utilisent déjà des exploitants. J’aurai le plaisir d’animer deux conférences l’une pour les cultures l’autre pour l’élevage.

Nous y traiterons de l’utilisation de la cartographie, du GPS, de l’image satellite pour gérer, moduler les intrants, optimiser la récolte à l’intérieur de chacune des parcelles.
Nous aurons des témoignages d’utilisateurs de Farmstar avec Capseine et la Chambre d’Agriculture de l’Eure, de GPS-RTK, et du service novateur de gestion de parcelles en ligne (mes@parcelles).
Pour la partie élevage nous nous concentrerons sur les nouvelles collectes de données faites au niveau de chaque animal obtenues avec les Bolus de MEDRIA transmis par SMS (1ère mondiale) , les robots de traite avec Lely (leader européen des robots dans les fermes), les puces RFID, les compteurs électroniques (France contrôle Laitier).
Remy Mer, consultant en stratégie et communication, nous apportera sa vision de l’impact de ces nouvelles technologies sur le métier de l’agriculteur et de sa perception par la société.

Rendez-vous au forum des nouvelles technologies le 27 septembre à Deauville.

Le robot horticole Danois “HortiBot” présenté au concours “robots des champs 2007″ remporté par des étudiants Allemands avec “Hélios”.

Vendredi 27 juillet 2007

Hortibot

Dix robots étaient en compétition au dernier concours des “robots des champs” qui se déroulait aux Pays-Bas cette année. Comme l’année dernière pas un seul Français mais quatre Allemands, trois Hollandais, un Finlandais, un Danois et un Japonais. (En 2006 des Chiliens, des Canadiens et des Malaisiens s’y étaient joints).

Hors compétition les Danois ont présenté Hortibot, une sorte d’araignée porte-outils, mobile dans toutes les directions. La vidéo de la démonstration est assez intéressante. Pour le moment il s’agit d’un robot destiné au sarclage des légumes. Le projet est coordonné par l’Université Aarhus (l’Institut de Génie agricole, Centre de Recherche Bygholm) en partenariat avec Agrocom Vision et Inge-Marienlund qui est le plus grand producteur au Danemark de laitue, chou et oignons bio sur 170 ha.

Les évolutions prochaines d’Hortibot devraient permettre le fauchage automatique d’herbe basé sur la navigation de RTK GPS, et sur un système laser et de vision d’ECO-DAN 3D.

Hortibot est-il le précurseur du robot qui d’ici 15 ans raflera les deux tiers du marché comme son compatriote Astronaut dans les salles de traite européennes ?

Pour leur deuxième participation les étudiants de FREDT ont remporté la compétition avec Hélios. A noter que ce projet est notamment soutenu par Claas.

Helios

Les robots de traite en mouvement en Europe : Westfalia reprend la licence et le parc RMS pendant que Lely allonge les délais de livraison.

Mercredi 4 juillet 2007

Robot TITAN PunchTechnix, la maison mère hollandaise, de RMS vient de vendre à WestfaliaSurge une licence mondiale sur la technologie du robot de traite de Technix. PunchTechnix conserve la propriété des brevets d’invention concernés. WestfaliaSurge a l’intention de reprendre la totalité de la base installée des robots de traite RMS (80 robots Prolion et TITAN, soit environ 200 boxes en France, et 350 robots en Europe soit 900 boxes). WestfaliaSurge intègrera donc la plus grande partie des ventes et la division RMS dans son organisation propre pour assurer la continuité du service clients. Le nouveau robot multi-stalles Titan avait fait une entrée remarquée sur marché en décembre 2005 et RMS PunchTechnix annonçait une centaine de stalles 6 mois plus tard. Reste à espérer que la transition se déroule sans problème pour certains éleveurs qui avaient déjà connu AMS ou (et) Gascoigne Melotte.

De son coté LELY (Hollandais lui aussi) le pionnier des robots de traite (l’Astronaut dès 1992) allonge progressivement ses délais de livraison de l’Astronaut A3 (10 mois aujourd’hui) pour faire face à la demande qui aurait doublée en un an.

LELY qui représente environ 70% du marché avec 5 000 robots en Europe, dont 650 en France (La Hollande et le Danemark ont chacun un parc plus important) doit faire face à une accélération de la demande partout en Europe (mise à part l’Allemagne ou les éleveurs attendent des décisions sur les subventions).

En Hollande plus de 10% des vaches sont déjà traites par des robots contre à peine 2% en France.

La taille des robots s’accroit également. Le TITAN d’ il y a un an, avec 5 stalles fait figure de petit frère par rapport aux projets à 10 stalles qui apparaissent en Europe de l’Est. Dans l’Ouest de la France on parle de plusieurs projets à 7 ou 8 stalles avec regroupement de troupeaux en SCL.

Delaval deuxième base installée avec environ 1 500 robots en Europe dont 200 en France, propose sur son site canadien un choix intéressant de vidéos en ligne sur la traite automatisée (en Anglais) dont une sur son robot VMS

Pour terminer, je vous propose ces liens sur des élevage avec robots : à la Ferme de la prêle à Brissac-Quincé en Loire-Aubance dans le Maine & Loire, ou GAEC de QUINCIEU à PANOSSAS dans l’Isére.

Des robots gardiens de vaches … oui et ça marche.

Vendredi 20 avril 2007

image-9.png

On connaissait le caractère innovateur de la société Lely avec son robot de traite (l’astronaut dès 1992) ou son robot racleur de lisier, la société Hollandaise se signale à nouveau avec ses robots Voyager qui gèrent automatiquement le pâturage, “des bergers automatiques ” en quelque sorte.
Lely Voyager en duo
Le principe est simple : deux robots autonomes font progresser une clôture électrique qui limite l’avancement des bêtes dans le pâturage. Les robots avancent en fonction des horaires et des surfaces que l’éleveur décide d’allouer à ses bêtes. Le système calcule lui-même sa vitesse d’avancement. A l’heure donnée, il est même capable de faire marche arrière pour reconduire les animaux vers la sortie du champ.

Le robot se compose de moteurs électriques qui actionnent les deux roues gauches et droites. La fourniture d’énergie pour ces moteurs et la clôture électrique (jusqu’à 200 mètres) est assurée par un panneau solaire sur chaque engin. Des sondes surveillent l’angle et la vitesse de la barrière. Une bobine avec tendeur sur l’un maintient le fil tendu et informe les robots à tout moment pour permettre aux deux unités de se déplacer de manière synchronisée.
Les deux “gardiens automatiques” communiquent entre eux par l’intermédiaire d’un raccordement sans fil Bluetooth.

Sur son site hollandais Lely propose une vidéo (en anglais) qui vante les mérites du système. Lely annonce un gain de qualité et de régularité du pâturage qui générent une amélioration de la production laitière de plusieurs dizaines de litres par vache pour un investissement de … 15 000 € en série limitée aujourd’hui.

Il est intéressant de comparer le site français à son homologue hollandais : images hautes définition, vidéo (absentes sur le site français) … les Hollandais ont une longueur d’avance, le haut débit est largement utilisé.

NICTOR régule l’eau sans fil.

Vendredi 9 février 2007

nictor.jpg
Le centre de recherche Australien du Nicta a mis au point un réseau de sondes sans fil de surveillance et de gestion de l’eau dans un verger d’une dizaine d’hectares en implantant une petite centaine de bornes, baptisées Nictor .

Chaque Nictor est composé d’une puce, reliée à 5 sondes (humidité du sol, température de l’air, de la feuille, …) et d’un émetteur-récepteur Wifi. L’ensemble des Nictors reliés à une station de base (un PC), compose un réseau autonome capable de se re-configurer en cas d’indisponibilité de l’un d’entre eux (écrasement par un animal par exemple). Les Nictors doivent simplement être à moins de 200 mètres les uns des autres. La station de base ouvre et ferme le système d’irrigation permettant ainsi une gestion fine et précise, en temps réel, générant des économies d’eau et une optimisation du développement de la plante.

Outre les vergers, l’équipe du centre de recherche sur l’eau de l’université de Melbourne, travaille sur l’optimisation de l’irrigation des pâturages et de la production laitière pour proposer, d’ici 2 ans, un système simple à mettre en oeuvre et économique.

Le paysage des exploitations va changer : le GPS arrase les talus et un jeune sur deux prêt à investir dans un robot de traite !

Vendredi 2 février 2007

peleteuse1.jpg

Le GPS et la modification des référentiels pour la déclaration PAC dans le collimateur des écologistes.

Les talus qui étaient marqués d’un simple trait sur les cartes du cadastre, deviennent des surfaces réelles après les relevés au GPS des géomètres, enlevant de la surface SCOP pour les primes PAC et donc une diminution de son montant. Un élu écologique s’alarme que certains agriculteurs rasent les talus en fonction de cette nouvelle donne : “talus en danger”

Les Rencontres des Recherches sur les Ruminants “les 3 R” de décembre dernier, ont consacré une séance complète à l’identification et aux automatismes.
Parmi ceux-ci, il faut noter plusieurs interventions de François Bocquier (voir Tic-Agri) sur les bolus chez les petits ruminants, automate de tri pour l’identification automatique des ovins et utilisation des bolus pour la traçabilité des ruminants.

La publication des travaux présentés lors de ces journées n’étant prévue qu’en fin d’année il est intéressant de lire certains compte-rendus sur Web-agri notamment “Bolus pour l’identification électronique - Un taux de rétention supérieur à 99 %” et l’analyse des 15 premières années des robots de traite laitiers “Robot de traite - 0,03 à 0,04 €/litre de lait : le prix du confort”, nous apprend qu’un jeune sur deux serait prêt à mettre un robot de traite dans son projet d’installation.

Postscriptum à ma précédente chronique : voir la vidéo de FR3 sur l’ADSL “techniquement impossible” à Sainte-Eulalie de Cernon .

Le village a failli être raccordé à l’ADSL