Archive pour la catégorie 'Ventes en ligne'

Connaissez-vous le site Web2 : Paysans.net ?

Mardi 24 juin 2008

Paysans.net

Paysan.net est un annuaire cartographique (Google-Maps) d’exploitations agricoles de vente directe, qui se constitue progressivement par l’inscription en ligne des agriculteurs eux mêmes, ou proposés par des tiers. Il s’agit à ma connaissance du premier annuaire agricole en France qui utilise les techniques de type Web2 pour alimenter son contenu.

La dimension collaborative de Paysans.net va au-delà avec la mise en relation directe des consommateurs et des producteurs et le dépôt d’avis par les consommateurs.

Après 9 mois d’activité, 640 producteurs “vente directe” se sont inscrits dont 25% en agriculture biologique. Hors Ile de France la répartition entre département est assez homogène de 7 à 10 producteurs par département. On observe des mobilisations importantes dans certains départements comme dans les Vosges (34 producteurs), en Gironde (30 producteurs), dans les Bouches du rhone (25) ou dans le Nord (22 producteurs).
La fréquentation est en moyenne de 25 000 visiteurs réguliers (visites mensuelles).

Le site Paysans.net recense et offre ainsi une alternative à la livraison proposée par Paysans.fr, notamment pour les zones géographiques où Paysans.fr ne livre pas.

Le service fournit, tous les éléments permettant aux consommateurs de choisir les producteurs en fonction de leur lieu de résidence, grâce à la cartographie, des types de productions et propose un plan d’accès et des appréciations laissées par les consommateurs pour affiner leur choix.

Ce projet offre déjà une alternative à la grande distribution mais son objectif à long terme est plus ambitieux puisqu’il s’agit de participer à la mise en place d’une chaîne d’alimentation de circuits courts, grâce à un « internet de proximité », centré sur la cartographie et la participation des internautes.

Vente directe : Paysans.fr demande un droit de réponse à E.LECLERC.

Lundi 9 juin 2008

Publicité “Limiter l’inflation, c’est possible” E.Leclerc

Le leader des sites de vente directe de produits frais, Paysans.fr vient de demander un droit de réponse à E.LECLERC après sa campagne de publicité, contre les industriels et les agriculteurs.

Publicité incriminée dans les journaux du 27 mai 2008 : “Toute réforme suscite des inquiétudes. Les PME et les agriculteurs ont besoin d’être rassurés ? Oui, mais les gros doivent arrêter de se cacher derrière les “petits”. Les grands industriels font 70% des ventes d’un supermarché. Assez de demi-mesures. La priorité, c’est l’amélioration du pouvoir d’achat”. E. LECLERC.

Pour Patricia JUTHIAUD, fondatrice de Paysans.fr :
Cette publicité stigmatise les agriculteurs comme des freins à l’amélioration du pouvoir d’achat des français.
• Cette publicité sous-entend que se préoccuper de leur sort signifierait encourager la hausse des prix en France.
• Cette publicité incite au conflit social entre catégories de la population au profit d’intérêts particuliers, ceux de la grande distribution et en particulier des établissements E. Leclerc.

Bizarrement cette prise de position n’a pratiquement pas été reprise par les médias, et encore moins pas ceux du monde agricole.

Paysans. fr après 5 ans d’existence, est le plus grand site de vente directe de produits fermiers.

Il commercialise en direct les produits d’une centaine de producteurs, du Sud-Ouest, dont 40 bio, en concurrence directe avec les sites de la grande distribution Houra, Telemarket, Ooshop, Auchan direct et Natoora.

Le modèle de Paysans.fr consiste à passer d’une logique de demande … (tous les produits à prix bas, toute l’année, de qualité standard, avec des stocks importants) … à une logique d’offre (offrir chaque semaine les produits de saison avec un de choix de produits limités (sans stock), mais des délais inférieurs à 72h permettant de vendre des produits à maturité et de qualité) avec un service rendu supplémentaire au client : la livraison.

Paysans.fr modéle économique

Dans ce modèle la marge et les frais de distribution ne représentent que 50% du produit, contre 70% en grande distribution, les 20% gagnés étant répartis entre les producteurs et les consommateurs. Les comparatifs de prix, place d’ailleurs Paysans.fr en bonne position.

Paysans.fr livre plus de 300 paniers toutes les semaines dans 5 grandes régions françaises (Le Grand Sud Ouest, sa région d’origine, l’Ile-de-France, le Sud Est, la région Lilloise et la région Lyonnaise).

Conférence de presse sur les résultats de l’enquête “Agrinautes” avec la participation de l’OJD.

Mardi 6 mai 2008

Enquête Agrinautes

Qui sont les Agrinautes ?
Quels sont leurs équipements technologiques ?
Quelles sont leurs pratiques du Web-agricole ?
Quelles évolutions par rapport à 2006 ?
Quelles sont leurs attentes ?
Quels sont les sites les plus consultés ?

Vendredi 23 mai de 9h30 à 12h00 à la Maison Nationale des Éleveurs, 149 rue de Bercy, PARIS, Métro Bercy ou Gare de Lyon.
Présentation des grandes lignes des résultats 2007 par Pierre MARIN (IDDEM) et Christian GENTILLEAU (NTIC AGRI CONSEIL)

L’enquête 2007 “Agrinautes êtes-vous innovateurs ?”, avec 800 réponses à une centaine de questions entièrement consacrées aux Technologies de l’Information et de la Communication, permet de dresser une carte des usages et besoins des agriculteurs en 2007 ainsi que leur évolution par rapport à l’enquête 2006.

Cette enquête extérieure aux différents portails permet, entre autre, de positionner l’audience des différents services de l’internet agricole domaine par domaine (Météo - Cours et marchés - Actualités agricoles - Achats professionnels - Petites annonces - Informations techniques - Données d’élevage - Données des cultures - Images satellites - Sites administratifs - Moteurs de recherche - Formations - Newsletters) et de mesurer les évolutions d’une année sur l’autre.

Cette présentation sera suivit d’une intervention de Jean-Paul DIETSCH (Responsable du Bureau Internet OJD) : rôle de l’OJD et les différents outils de mesure. Elle devrait permettre d’éclairer et de poursuivre la discussion qui se déroule dans ce blog sur le trafic et l’audience des principaux portails agricoles français.

Pour plus d’informations : contact@tic-agri.com

Aliments à vendre en ligne, nouveaux services sur la plate-forme Agranet.

Mercredi 2 janvier 2008

Abonnés Agranet

A l’occasion de l’inscription du 10 000ème abonné à Agranet, les responsables du portail viennent d’annoncer l’arrivée de services de commande d’aliments en ligne.

Près de 2 agriculteurs sur 3 utilisent couramment Agranet en Bretagne. Ce score élevé est obtenu grâce à la présence des services “obligatoires” (déclaration des naissances, mouvements des animaux, évènements sanitaires, …). Les autres services (coopératives d’insémination, laboratoires, abattoirs, actualités de Pleinchamp, Crédit Agricole …) présents sur ce portail élevage accroissent l’attractivité de l’ensemble.

Le portail (plate-forme d’identification et de facturation pour les éleveurs Bretons) fonctionne en milieu fermé, comme un intranet, en essayant de garder les adhérents (clients) sur les services des entreprises partenaires.

La “toile” par nature ouverte permet néanmoins à chacun de surfer et de découvrir simplement les différents services concurrents (comme Lacteus qui démarre en janvier les analyses de lait ou les centres de génétique externes à la zone géographique).

Les nouveaux services de ventes d’aliments seront ouverts par des coopératives et industriels Bretons, chacun ayant une gestion autonome avec son propre panier. Agranet permettait déjà de passer des commandes de boucles et d’inséminations dans son service Agrael.

Ces services de ventes d’aliments en ligne viendront compléter la gamme des sites d’achats de produits de l’exploitation que nous avons répertoriés ou l’aliment ne figurait que par des compléments alimentaires ou des aliments pour porcelets et veaux.

Progressivement la fonction de commerce en ligne, qui est l’une des principales locomotives du web, se met en place pour l’agriculteur.

Les sites de vente pour l’agriculture se multiplient. NTIC AGRI CONSEIL mets en place un annuaire des sites pour les achats des agriculteurs.

Vendredi 26 octobre 2007

logos sites de vente aux agriculteurs

L’enquête 2006 “Agrinautes êtes-vous innovateurs” (enquête NTIC AGRI CONSEIL) avait mis en évidence le regret des exploitants devant l’absence (ou le peu) de services d’achats d’approvisionnement en ligne.

Or un agrinaute sur deux procède déjà à des achats professionnels en ligne qu’il soit céréalier ou éleveur (dont 1/4 régulièrement pour les céréaliers et 1/10 chez les éleveurs).

Devant cette demande nous avons procédé à un inventaire de ce qui existe (voir le tableau que vient de publier Le Mag Cultures dans un dossier consacré au NTIC en cultures). Aujourd’hui une vingtaine de sites de vente en ligne proposent des produits spécialisés pour l’agriculture.

Vous trouverez un répertoire en ligne sur le site NTIC AGRI CONSEIL. Le minimum pour figurer dans ce répertoire est d’afficher ses prix et de proposer un devis en ligne. 90% de ces sites proposent la commande et 10% le paiement en ligne. Il se peut que nous ayons laissé passer un ou deux sites, n’hésitez pas à me les soumettre.

Le spectre des produits et services est assez large mais la concurrence (sauf en pneus et peut-être en phyto) encore limitée. Les entreprises pionnières dans ce domaine (Alliance Pastorale, Vital Concept et Agriclic) observent pourtant des croissances annuelles de l’ordre de 25 à 30% sur ce créneau …

Les puces RFID envahisent la Ferme du Sart.

Vendredi 16 mars 2007

Ferme du Sart Big

Déjà connue pour son labyrinthe de maïs (3,5 km de sentiers entre des maïs de 2 métres, parcourus par 15 000 personne pendant l’été 2006) la Ferme du Sart a ouvert depuis 6 mois 200 m2 de libre service, sans caisse ou les achats et les transactions se font avec puces RFID et Internet.
Cette “ferme urbaine” alliant commerce et productions maraîchères ou horticoles sur 15 ha à Villeneuve d’Ascq dans l’agglomération lilloise, veut être un véritable trait d’union entre le monde rural et le monde urbain.

8 personnes issues du monde agricole ont récupéré cette exploitation il y a 3 ans. La ferme comporte 4600 m2 de serres d’où sortent 10 à 15% des ventes du magasin. Le reste vient de producteurs de la région.

L’originalité du magasin tient avant tout à son concept sans caisse.

Le client qui s’est inscrit au préalable avec e-mail et carte bancaire, s’identifie à l’entrée avec sa carte bancaire et passe à son poignet un bracelet muni d’une puce RFID. A chaque achat le client présente son bracelet devant un lecteur qui enregistre le produit correspondant. A la sortie un lecteur affiche le récapitulatif des achats, pour bien vérifier le contenu de son panier puis le client valide la somme sur une deuxième borne qui débite la carte bancaire, et désactive la puce RFID du bracelet. Un e-mail comportant l’équivalent du classique ticket de caisse est envoyé simultanément.

Chez lui le client a la possibilité, à partir de ce mel, de donner une note aux produits qu’il a achetés, permettant à la Ferme du Sart de mettre en oeuvre immédiatement le fameux slogan “satisfait ou remboursé” et surtout d’avoir un suivi permanent de la satisfaction client, produit par produit.

Deux vidéos en ligne de reportages diffusés lors des journaux télévisés des grands chaînes permettent de se faire une idée plus précise du concept de La Ferme du Sart.

Cet été le magasin test sera remplacé par une grande surface de 1500 m2, sans caisse, tout en lecture directe RFID.

Mathieu Leclercq, le concepteur du système, s’est orienté vers les logiciels libres et a fait appel à une société de services informatiques pour l’intégration de Tiny ERP   (gestion de production, des stocks, des fournisseurs, des ventes, des achats, de la relation client, de la comptabilité analytique et financière, des ressources humaines et de la gestion de projet.)
Bravo à toute l’équipe de la Ferme du Sart pour cette mise en oeuvre “high tech” et à leur communication innovante, qui fait du bien à l’image de l’agriculture.

PS A la liste des vidéos en ligne qui sont apparues ces derniers temps (voir billet précédent) je rajoute Arvalis : 34 vidéos tirées des différents colloques (Biomasse, charges de mécanisation, irrigation et pommes de terre, orge brassicole et Blé dur)

La Binée Paysanne, une organisation de vente en ligne décentralisée.

Lundi 26 février 2007

la-binee.jpg

Pour répondre à la forte attente des agriculteurs sur l’utilisation d’internet comme outil de vente des produits de l’exploitation,(voir l’enquête Agrinautes) et en prévision du prochain colloque Agrimédia du 7 mars prochain je vous propose de faire connaissance avec le fonctionnement d’une association : La Binée Paysanne.

15 agriculteurs Bio commercialisent 90 paniers en moyenne par semaine, avec 9 points de vente sur le nord-est du département des Côtes d’Armor moins de 3 ans après leur association. L’originalité de la Binée Paysanne tient dans son organisation logistique sur le mode des “Hub” et dans son fonctionnement décentralisé autour d’un intranet, intégré avec le site de vente.

Après avoir fonctionné un an en utilisant les logiciels de la gamme EBP, et mesuré toutes les limites et les manques pour son bon fonctionnement, l’association a réalisé un cahier des charges et fait développer un service sur mesure.

Toutes les semaines, en toute autonomie, chaque producteur mets en ligne ses produits disponibles à la vente avec leur prix. Ceux-ci sont immédiatement affichés disponibles à la vente sur le site en ligne à coté des produits des autres membres de la Binée.

Le client, après son inscription une fois pour toutes, s’identifie et indique ses commandes toutes les semaines, avant le mercredi soir.

Le producteur peut ainsi suivre en temps réel l’état de ses commandes et prévoir sa livraison du vendredi.

Le vendredi les producteurs centralisent les marchandises commandées dans un local mis à disposition de l’association, et en 2 heures composent les paniers des clients, puis rapportent ces derniers aux différents dépôts où les clients les prennent et règlent leurs achats.

Ce mode de fonctionnement évite la centralisation d’un stock au niveau de l’association, permet de couvrir, avec 9 dépôts vente, une large zone géographique et limite les coûts de transport.
Le système génère les factures des clients, les états de vente des producteurs pour permettre à chacun de faire ses factures de ventes directes, l’association n’étant que mandataire.

La Binée retient une cotisation proportionnelle au chiffre d’affaire de chaque producteur de 10% (20% si le producteur ne participe pas à la fabrication des paniers le vendredi) pour couvrir ses frais, notamment un salarié à mi-temps, qui prend aussi les commandes au téléphone (20% des ventes seulement)
La commercialisation par la Binée représente suivant les exploitations entre 5 et 80% des ventes. Le nombre de clients est en développement permanent, sans campagne de pub à l’exception de fermes ouvertes. L’essentiel des nouveaux clients venant par le “bouche à oreille”.

Ce mode de fonctionnement original, qui n’existerait pas sans Internet, a été inspiré par un groupement d’achat de consommateur “voisins de paniers” qui fonctionne sur le même principe et qui, depuis, a repris le logiciel de la Binée pour son site. La Binée Paysanne est suivi de prés par d’autres agriculteurs qui pourraient s’organiser sur le même modèle dans l’Isère et la Corrèze.