Agriculture de précision « Les NTIC en Agriculture

Archive pour le mot-clef ‘Agriculture de précision’

Un véritable ordinateur tactile disponible à bord des tracteurs avec les derniers terminaux Isobus.

Vendredi 23 avril 2010

ISOBUS

Apparu au Sima 2007, l’ISOBUS n’est plus une notion virtuelle. Il est désormais présent chez la plupart des constructeurs permettant un véritable saut technologique dans l’organisation du travail au champ. La norme ISOBUS est une immense opportunité pour optimiser la production.

L’ISOBUS ou protocole ISO 11783,  permet l’interopérabilité électronique entre les différents outils (semoir, faucheuse, pulvérisateur, etc.)  et le tracteur. Pratiquement, un terminal installé sur le tracteur permet de contrôler tous les outillages compatibles ISOBUS.

Par exemple le chauffeur peut passer d’un semoir à un épandeur sans double saisie, ou mettre ses outils simultanément en ligne ou en « combi ». La connexion s’établit simplement lorsque l’on attelle le nouvel outil.  L’ensemble des informations est compatible et disponible immédiatement pour le chantier.

L’intégration avec les systèmes GPS permet de tirer profit de la géo-localisation.

Les constructeurs (notamment les 7 fondateurs de l’AEF (Agricultural Electronics Fondation : AGCO, Claas, CNH Grimme, John Deere, Pöttinger, Kverneland.) les uns après les autres présentent leurs terminaux et leurs applications.

Citons en vrac quelques applications disponibles : autoguidage, contrôle de la consommation de carburant, modulation intra-parcellaire des semis, modulation des épandages d’engrais, ou de phyto, surveillance du travail par caméra vidéo, gestion des fourrières, …

Ainsi John Deere avec ses consoles Greenstar et sa gestion automatique de tronçons, annonce un gain de 3 à 6 euros par passage et par hectare.

La console AFS300 de CaseIH permet de connecter une caméra pour suivre de près le travail d’un outil.

Mais incontestablement Kverneland franchit une nouvelle étape en intégrant un deuxième écran et une connexion internet.  Vivement la téléphonie 4G et ses débits dignes du câble pour utiliser tous ces nouveaux potentiels.

Voir mes billets de novembre 2007 sur le Très Haut Débit Mobile et  l’agriculture de précision.


Agrinautes êtes-vous innovateurs ? Evolutions probables des équipements et des usages dans les années à venir.

Vendredi 5 juin 2009

Interview de Christian Gentilleau à l’ACTA :

Evolution des usages et des équipements dans les prochaines années.

generique-interview-acta

Agriculture de précision. L’épandage « à la buse » existe déjà aux Etats Unis.

Mardi 22 janvier 2008

Mitchell Clay se permet de traiter transversalement sans épandre sur la bande enherbée ; pour une meilleure compréhension la vidéo comporte même un ralenti et un « passage pédagogique » mis en scène et en musique.
Avec une bonne cartographie, une excellente précision en GPS-RTK et une commande à la buse, les bandes enherbées ne font plus perdre de temps.

Habituellement la zone située autour de ces bandes se traite lors d’un passage spécifique. La fermeture automatique des buses, localisée au centimètre près permet de faire le même travail en économisant 30 % de temps et de réduire l’utilisation de produits phyto de 20 %.

L’ensemble utilise les technologies des sociétés Trimble, Navcom et Capstan.

Désherbage sélectif expert de deuxième génération avec le Très Haut Débit Mobile.

Vendredi 16 novembre 2007

Drone

Un drone (petit avion sans pilote) de EASF (Entreprise Agricole Sans Fil) muni d’un GPS filme les parcelles de blé à désherber de Pierre François.

Grâce à son abonnement au réseau sans fil à Très Haut Débit Mobile ouvert depuis 2012 le Drone transmet ses images au système expert situé au siège d’EASF.

Ce dernier analyse les images et dresse une cartographie précise (à 2 cm près grâce au GPS RTK) des plantes présentes sur la parcelle. Lorsqu’il ne reconnait pas une plante il se connecte à l’Université Agricole de Bonn ou au serveur expert de l’INRA qui possèdent des bases de données et un système de reconnaissance bien plus précis.

Cette cartographie végétale est transformée par le système en programme d’application d’herbicides point à point en fonction des mauvaises herbes détectées, de leur stade, du degré d’infestation et des matières actives disponibles dans les cuves de l’épandeur d’EASF présent sur le terrain.

Le programme de désherbage est transmis en direct, via le réseau sans fil à Très Haut Débit Mobile sous forme de cartographie précise, à l’épandeur d’EASF.

Pierre François bénéficie ainsi d’un service qui lui permet d’économiser 50 % sur les matières actives épandues, économie répondant aux directives européennes et couvrant les frais de d’intervention d’EASF.

J’ai oublié de vous signaler que l’exploitation de Pierre est située en Pologne qui possède un réseau mobile à très haut débit sur tout son territoire depuis 2012 alors que la France a préféré attribuer les fréquences basses (disponibles depuis l’arrêt de la télévision analogique) à une chaîne de télévision mobile interactive, sans laisser de place au Très Haut Débit Mobile …

Tout ceci est imaginaire bien sûr, à la différence que toutes les techniques sont présentes et ne demandent qu’un environnement propice pour se développer et le Très Haut Débit Mobile est un point déterminant.

En combinant vidéo, détection automatique des plantes, GPS et commande électronique des buses, les NTIC peuvent permettre de réduire de 50% les apports d’herbicides.

Samedi 10 novembre 2007

Détection herbes par caméra Turbo Université Bonn

Un certain nombre de centres de recherche et d’universités travaillent à partir de leurs brevets sur la mise au point d’épandeurs intelligents connectés (Université Agricole de Bonn et de Hohenheim à Stuttgart en Allemagne, le centre de recherche Byghom au Danemark, Université de Manchester….) avec des entreprises de matériels agricoles (Kverneland-Rau, Hardi, John Deere…).

Cette approche est basée sur une reconnaissance automatique des plantes filmées (en passage préalable ou en temps réel devant le pulvérisateur) par un système expert.

En fonction de la nature de l’herbe détectée le système commande la pulvérisation d’un herbicide (ou d’un mélange) à partir des produits disponibles dans ses citernes.

Le système expert de reconnaissance est déjà au point pour les tubercules et en cours de fiabilisation pour les céréales.

Reconnaissance automatique plantes

La prise de vue étant faite avec GPS le pulvérisateur va choisir le tronçon (ou mieux les buses) à alimenter lors du passage au dessus des herbes.

Le groupe Kverneland teste notamment un épandeur RAU qui fonctionne en 2 passages avec de bons résultats.

Pulvérisateur sélectif RAU Kverneland

Cette approche est complémentaire de celle du robot intelligent autonome développé notamment aux USA par l’université de l’Illinois Urbana-Champaign (voir blog ticagri de janvier) qui correspond plutôt aux cultures spécialisées.

Selon les chercheurs, ces techniques devraient permettre de réduire de 40 à 60 % les quantités d’herbicides utilisées dans les toutes prochaines années.

L’objectif du Grenelle de l’environnement est donc atteignable sans pour cela diminuer la production.