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Suis-je en « zone ADSL Blanche » ? Puis-je bénéficier d’une subvention pour m’équiper d’internet par satellite ?

Jeudi 8 avril 2010

Carte locale débit ADSL

Pour vérifier si vous êtes vraiment en zone Blanche le site Ariase vous propose à partir de votre numéro de téléphone de vous indiquer les opérateurs disponibles et de vous afficher la carte des débits autour de chez-vous.

Si vous êtes dans le bleu ou dans le vert sur la carte, mieux vaut vite prendre un abonnement par satellite pour faire votre parcellaire sur TelePac !

Carte des subventions internet sat

Sur le site de Viveole vous trouverez une carte interactive avec tous les montants et les imprimés de demande de subventions.

Dans une trentaine de départements il est possible de bénéficier de subventions du conseil général ou de la région si vous êtes en zone ADSL blanche.

Wibox, le Wimax d’Altitude Télécom, offre une alternative au satellite de Vivéole ou Nordnet, sur 13 départements

Mercredi 7 octobre 2009

logo-wibox logo-viveole logo-nordnet

Quelles sont les solutions si votre ligne téléphonique se situe en zone blanche (sans raccordement ADSL possible) ou grise (ADSL à 512 ou 1 Mo) ?

Pour pouvoir surfer correctement, mis à part les réseaux Wimax que certaines collectivités locales ont mis en place, jusqu’ici il n’y avait sur le marché que les offres par liaisons satellites principalement de Viveole et Nordnet, pour 29,90 € TTC par mois. (Voir l’ensemble des offres satellites sur le site d’Ariase)

Pour bénéficier de l’Internet Satellite, il suffit de disposer d’un Kit Satellite spécifique, que certains départements ou régions subventionnent (voir carte sur le site de Vivéole).

« Le Wimax est une technologie intéressante, à moderniser dans le temps, qui offre une solution cohérente pour les besoins des particuliers en termes de débits comme, bientôt, en mobilité », pour Altitude Télécom.

Wibox propose deux offres. La première, destinée aux particuliers, permet de surfer à raison de 2 Mbit/s pour 39 euros par mois, tarif supérieur aux offres ADSL courantes.

La seconde s’adresse aux petites entreprises avec un débit de 4 Mbits de débit. L’offre de téléphonie sur IP reste optionnelle (15 euros/mois) et les frais d’activation s’élèvent à 150 euros.

La réception du Wimax nécessite une antenne, à placer sur le toit, un convertisseur du signal radio en signal Ethernet et une « box » pour y relier ordinateurs et téléphone IP. Un équipement est prêté par Altitude. L’installation est à réaliser soit par l’exploitant soit par un installateur agréé (entre 150 et 250 euros environ).

Wibox est disponible depuis le 1er septembre dans 13 départements français (12, 14, 27, 31, 39, 55, 61, 64, 67, 72, 76, 79, 85, 71, 21, 89, 35).

D’’ici la fin de l’année, Altitude Télécom devrait enrichir Wibox de propositions ADSL.

Cette offre incitera t-elle Bolloré Telecom (20 licences régionales) ou Free (licence nationale achetée en 2005 à… Altitude Télécom) à sortir le Wimax de son marché de niche qui est le sien jusque là.

Agrinautes êtes-vous innovateur ? La fracture numérique existe aussi avec un ADSL à bas débit.

Mercredi 3 juin 2009


Interview de Christian Gentilleau à l’ACTA :
La fracture numérique vue par les Agrinautes en 2008 : RTC, ADSL du pauvre et haut débit.

Fracture numérique : les habitants de Tréflévenez montent « un réseau rural » (RAN) pour couvrir la zone blanche de leur commune.

Dimanche 10 mai 2009

ran

Un RAN (Rural Area Networks) est un réseau informel d’habitants qui se regroupent autour de connexions sans fil (Wifi). Ils montent eux-mêmes leur réseau dont ils sont responsables et deviennent ainsi leur propre fournisseur d’accès internet.

Las d’attendre les opérateurs, une quinzaine d’habitants de la commune de Tréflévénez (280 habitants) se sont regroupés fin 2008  en association pour étudier les possibilités techniques et financières de créer leur propre réseau.

L’association TréflévéNet, a préalablement évalué les solutions alternatives existantes et consulté les différents fournisseurs du marché (traditionnels et alternatifs). France Télécom qui proposait d’installer un NRA (noeud de raccordement d’abonnés) dans la commune a été très vite été écarté à cause de son coût très élevé. Toutes les possibilités ont été étudiées dont celle du satellite. Finalement, et après de nombreux échanges avec le seul RAN de Bretagne (lekermeur.net), la technologie Wifi est retenue.

Concrètement, un pont réseau de plus de 2 km entre la commune voisine couverte par le haut débit et Tréflévénez est tout d’abord réalisé ainsi que l’ouverture et l’installation d’une ligne servant de point d’entrée.

Le backbone est ensuite installé et chaque foyer adhérent à l’association est équipé d’une antenne-routeur. Un abonnement haut débit de la société CELESTE est alors choisi (ADSL garanti 18 Mb/s) pour permettre à chaque foyer de bénéficier d’un débit minimum initial de 1,5 Mb/s. L’ensemble représente un investissement de 4500 €.

L’administration et la maintenance du réseau sont assurées par une équipe technique de l’association TréflévéNet.

Pour y accéder, le droit d’entrée est de 150 € et l’abonnement mensuel est de 25 €. L’association gère aujourd’hui 14 abonnés dont 2 agriculteurs (sur la dizaine que compte la commune).

Pour Loïc Plassart, ingénieur et animateur de l’association, « un réseau comme le nôtre peut effectivement rendre de grands services aux zones souvent isolées que sont les exploitations agricoles. J’ajoute que les bâtiments et installations généralement existantes (hangar, silos, etc.) constituent des points hauts permettant de réaliser aisément des liaisons hertziennes entre sites. Nous utilisons d’ailleurs le sommet d’un hangar agricole pour héberger un relais… ».

Pourquoi cette réalisation ne donnerait-elle pas de nombreuses idées aux Agrinautes en RTC qui attendent avec impatience le haut débit ?

1er réseau coopératif de MtoM en agriculture : La CUMA des viticulteurs de Saint Emillion met en place un réseau de collecte d’informations sans fil de machine à machine.

Vendredi 20 mars 2009

Logo CUMA

Pour optimiser la collecte des eaux usées des chais de ses 250 adhérents, la CUMA des effluents vinicoles de Saint Emilion a mis en place une gestion automatisée, sans fil, du suivi des niveaux des cuves.

Chaque cuve est équipée d’un système « sondes + modems », livré clés en main aux adhérents de la coopérative, « Kit » qui s’adaptent à tous les modèles de réservoirs.

La centralisation des données et leur traitement, via le réseau mobile GSM, est entièrement automatisée. Une négociation avec Bouygues Telecom a permis de renforcer la couverture GSM sur la zone de Saint Emilion, pour joindre les exploitations de tous les adhérents.

Les modems collectent quotidiennement les données des sondes de remplissage des réservoirs des différents chais et les transmettent de nuit au centre de contrôle. Ce dernier optimise les tournées des camions de collecte des eaux usées jusqu’à la station d’épuration, construite pour traiter les effluents de 2000 ha.

La société  Erco & Gener a adapté un modem aux conditions climatiques et aux exigences particulières de l’application, notamment d’humidité et de température avec une plage de -10° à +55°.

Ce type d’applications M2M (objets communicants reliés à des réseaux cellulaires) devrait se développer rapidement dans la filière agricole, pour optimiser la logistique des livraisons et des enlévements.

Enquêtes Agrinautes 2008 : au delà du besoin d’ADSL, les agriculteurs demandent le haut débit pour tous.

Samedi 14 mars 2009
Taux d'équipement et débit ADSL des Agrinautes 2008

Taux d'équipement et débit ADSL des Agrinautes 2008

L’enquête Agrinautes 2008 sortie ces jours-ci, met en évidence une demande importante de réseau à haut débit.

L’un des griefs principaux qui revient dans les commentaires concerne le débit de l’accès internet.

« Pour pouvoir avancer sur le domaine de l’INTERNET il faudrait avoir accès à l’ADSL et ne pas faire parti des isolés! »
D’une part il y a  ceux qui n’ont pas l’ADSL et qui ont le sentiment d’être considérés comme laissés pour compte, et d’autre part ceux qui sont déçus de l’ADSL bas débit.

Ce fait nouveau concerne 28% des Agrinautes qui doivent travailler avec un l’ADSL à 512 Ko  :
« les vidéos, les formations par internet ne sont pas accessibles pour nous, trop long à charger »
« j’ai un abonnement de 1 mg mais un débit de 600 et des coupures journalières donc extra l’internet mais à quand du véritable débit pour tout le monde ?  »

Cette forte proportion d’internautes à bas débit (ADSL), ajoutée à ceux qui sont restés en réseau commuté (RTC), explique certainement que seuls 60% des Agrinautes regardent les vidéos. (enquête Agrinautes 2008/09)

Très haut débit : A partir de 2011 tous les nouveaux batiments agricoles devront être cablés en fibre optique.

Vendredi 28 novembre 2008

Très haut débit dans l’étable - Hubert Rublon

Dessin d’Hubert Rublon.

La Loi de Modernisation de l’Economie (LME) publiée cet été contient un article qui est passé un peu inaperçu dans le monde agricole :

« Les locaux à usage professionnel doivent être pourvus des lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique nécessaires à la desserte de chacun des logements ou locaux à usage professionnel par un réseau de communications électroniques à très haut débit en fibre optique ouvert au public. »

Ainsi  les permis de construire de tous les bâtiments agricoles ne seront accordés à partir du 1er janvier 2011 que s’ils sont câblés en fibre optique permettant ainsi la connexion à un réseau à très haut débit.

Attention Très Haut Débit ne veut pas dire 512 K, comme dans le plan Besson. Le THD ce sont des débits supérieurs à 20 Méga (40, 60, 100 et plus).

Si parallèlement les « fréquences en or » libérées par l’arrêt de la télévision analogique sont utilisées par les opérateurs pour mettre en place le Très Haut débit mobile de 4ème génération, le monde agricole et rural ne devrait pas subir une nouvelle fracture numérique.

Avec 99,6 % de la population raccordable à l’ADSL, la Manche est le département le plus avancé dans le déploiement du haut débit.

Lundi 21 juillet 2008

Suite à l’implantation de 200 stations WiFimax (ou WiMax) en complément de l’offre ADSL de France Télécom, Manche numérique (syndicat mixe réunissant le Conseil Général de la Manche, ainsi que de nombreuses communes et communautés de communes) promet l’Internet haut débit à plus de 96% de la population.

De nouvelles stations sont en cours de déploiement afin de couvrir les zones blanches restantes, représentant moins de 2.000 foyers.

Plus d’infos sur le réseau Manche Numérique…

A noter, que selon l’enquête Agrinaute 2007, l’ADSL est le deuxième équipement (après le téléphone portable) dont les Agrinautes ne voudraient pas se passer.

Le développement de l’équipement télécom personnel des Agrinautes annonce une évolution rapide sur l’exploitation.

Samedi 31 mai 2008

Box ADSL

L’enquête « Agrinautes 2007″ met en évidence un taux d’utilisation en hausse pour tous les équipements télécom à l’exception du Fax.

Si le téléphone portable est présent chez 94% des Agrinautes, désormais 88% d’entre eux sont connectés en ADSL. L’ ADSL a gagné 13 % en 1 an et il n’y a plus que 4% des agrinautes en attente de branchement contre 13% en 2006.

Je note deux progressions importantes d’équipement du domaine privé qui vont, à mon avis, très rapidement trouver leur extension à l’exploitation :

Le développement des boitiers ADSL (modem et routeur) permet la mise en place de réseau Wifi dans 41% des exploitations (+17% en un an)

Le taux d’équipement en GPS sur les voitures qui a doublé en un an, est vraisemblablement un signe précurseur de l’équipement en GPS des tracteurs ?

Les résultats de cette étude sont disponibles en version Premium (Vol 1, 40 pages) et complète (Vol 2) auprès de NTIC Agri-Conseil.

« Dividende numérique » ou « fréquences en or » les agriculteurs et le monde rural sauront-il se faire entendre pour le très haut débit?

Lundi 22 octobre 2007

Pylone émetteur de télévision

D’ici 2012 le basculement de la diffusion des télévisions de l’analogique vers le numérique va libérer des fréquences très convoitées.

Cette ressource que les spécialistes appellent « dividende numérique » contient des fréquences dites « en or ». Leurs caractéristiques physiques de propagation électrique particulièrement attractives permettent une très longue portée (donc peu d’émetteurs), une excellente pénétration dans les bâtiments et du très haut débit fixe ou mobile.

Autant d’atouts qui attisent bien des convoitises (enrichissement de l’offre de chaînes de télévision, services complémentaires de radio en numérique, élargissement de l’offre de télévision mobile et lancement de nouveaux réseaux de communications électroniques).

Pour les agriculteurs et le milieu rural l’attribution de ces fréquences à de nouveaux réseaux de communications est une occasion unique d’éviter une 2éme fracture numérique (voir mon billet du 30 mars dernier), tant il est évident que la fibre optique ne pourra jamais arriver dans toutes les fermes.

En effet ces fréquences basses permettront d’atteindre, sur l’ensemble du territoire national, des débits sans fil de l’ordre de la fibre optique soit 100 Mbit/s  (environ 30 fois plus que la 3G+ en cours de déploiement).

Les exploitations agricoles et les autres entreprises situées en milieu rural auront un handicap certain à l’avenir pour leur développement si ces fréquences sont affectées plutôt à de nouvelles télévisions (haute définition ou mobile) sans en attribuer au très haut débit (fixe et mobile).

Or il n’est pas évident que les acteurs de l’audiovisuel accepteront de laisser une partie de leurs fréquences hertziennes

Pour faire contre-poids aux industriels une association « renaissance Numérique » qui milite pour l’Internet pour tous s’est créée et vient de rappeler dans un avis remis à l’ARCEP : « Le débat sur le dividende numérique ne doit pas se réduire à un choix binaire : acteurs de contenus contre opérateurs télécoms. Le dividende numérique constitue une opportunité stratégique unique pour répondre à la question de la fracture numérique et soutenir l’innovation. »

La commission consultative des radiocommunications (CCR) vient de publier un rapport (téléchargeable sur le site de l’ARCEP) réclamant des fréquences basses pour développer de nouveaux services de communications électroniques.

Le gouvernement vient de demander aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale de constituer une commission parlementaire sur ce sujet.

En conclusion un lobbying très actif est en cours actuellement tant auprès de Bruxelles que du gouvernement et il est important que les agriculteurs s’en préoccupent.